Publicité
Bérenger défend Ramgoolam attaque
Admettre que Maurice est victime d?une conjoncture internationale défavorable ne veut pas dire que notre économie va mal. C?est, en substance, pour affirmer cela que le Premier ministre a convoqué la presse samedi. Paul Bérenger a déclaré ?je ne peux qu?être fier parce que j?ai remis l?économie de l?île sur les rails.? Et cela, en dépit des ?coups et dangers qui viennent de l?extérieur?.
Pour prouver ses dires, le Premier ministre a annoncé que l?année 2004 sera créditée d?une hausse du produit intérieur brut de 4,8 % à la suite du redémarrage de l?investissement dans le secteur privé. Chiffres à l?appui, Paul Bérenger a voulu prouver que la situation n?était pas mauvaise et qu?il fallait prendre de nouvelles mesures en ce qui concerne la zone franche, le tourisme et les pertes d?emplois en général.
Il est rejoint par le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), et ministre des Finances, qui a réuni la presse deux heures après. ?Tou pa osi noir kouma dimounn pe rod penn li.? Pravind Jugnauth veut également démontrer que la situation économique ne se détériore pas.
Les chiffres sont les mêmes que ceux évoqués par Paul Bérenger. Les deux leaders de l?alliance parlent un langage identique, même quand ils blâment l?opposition, ?responsable d?avoir semé la confusion quant à la situation économique du pays.?
Navin Ramgoolam pour sa part, ne trouve qu?un seul coupable: Paul Bérenger. ?Se li ki responsab. Pena lot.? Le leader de l?opposition pense que ces ?bombes venues de l?extérieur? nous tombent sur la tête, à cause de la maladresse du gouvernement, en particulier du Premier ministre.
Il évoque principalement ?l?échec? de Maurice par rapport à l?African Growth and Opportunity Act et ?le retard? avec lequel les négociations pour le prix du sucre ont commencé. Il l?accuse également de ?mal gérer? les dossiers qui touchent le petit peuple, les salariés et surtout les fonctionnaires. A ce sujet, Ramgoolam a assuré son soutien aux fonctionnaires concernés par le projet de Mauritius Revenue Authority (MRA).
A ce sujet, Pravind Jugnauth a déclaré que le gouvernement va de l?avant avec le projet de loi. Il a tenu a faire ressortir qu?à aucun moment, le texte de loi sur la MRA n?a été remis en question. Il a déploré que les syndicats n?aient pas voulu entendre raison et aient effectué un walk out au lieu de discuter. ?La balle est dans leur camp?.
L?explosion de Grand-Baie a encore été commentée par le Premier ministre et le leader de l?opposition. Bérenger estime que les pompiers ont fait ?un bon travail? et minimise l?importance du rapport du Forensic Science Laboratory, qui confirme la présence de traces d?explosifs. Ramgoolam, lui, questionne la fiabilité du rapport émanant des sapeurs-pompiers ?sortant d?on ne sait où? et appuyant la thèse d?une explosion causée par le gaz. Il conclut que le gouvernement se ?moque de l?intelligence des Mauriciens? et estime qu?il y a tentative de cover up.
Paul Bérenger a décidé de jouer la carte de la prudence face au drame de St Paul. ?Tro boner pou fer komenter. Mai lapolis pou fer so lenket afon.? Pravind Jugnath, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et a souhaité que ?l?enquête policière fasse au plus vite la lumière sur les causes du drame.?
Navin Ramgoolam, quant à lui, s?attend à ce que ?lapolis dir toute laverite ek non pa enn lot cover up.? Ce dernier a tenu à commenter l?arrestation d?Eric Stauffer et en a profité pour accuser Bérenger d?avoir utilisé cet homme d?affaires suisse pour nuire à sa réputation.
Le Premier ministre s?est abstenu de commentaire sur ce point. Il a par contre annoncé que l?enquête policière sur Dev Hurnam a été bouclée. Et tout en insistant sur la présomption d?innocence, il a déclaré que le MMM ?pou deside a lalimier decision DPP ou lakour.?
Mots de la fin du Premier ministre : ?L?heure est à la compréhension, à la solidarité et au patriotisme.?
Publicité
Publicité
Les plus récents