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Bougeons pour freiner le sida
Soirée d?enfer pour une bonne cause. Jason, Fabien, Cédric et Jean-Michel, les jeunes responsables de la discothèque Fresh à Grande-Rivière, peuvent se targuer d?avoir atteint leur objectif. Le bar extérieur et la discothèque étaient remplis samedi dernier. Jeunes et moins jeunes ? entre autres personnalités de la presse et de la publicité ? ont tenu à s?associer à leur démarche : aider financièrement l?association PILS qui, sous la houlette de son responsable Nicolas Ritter, se bat pour la prévention et la sensibilisation au virus du sida. « Nous sommes partie prenante du combat que mène Pils, et nous avons tenu à lui apporter notre soutien en organisant cette soirée, explique Jason. Les meilleurs DJ de l?île, Bernard Desmarais, Emmanuel Savannah, DJ Lebo et DJ Silnadish S, ont mixé bénévolement. Outre la recette de la soirée qui ira à l?association, Unicorn Trading, qui commercialise les préservatifs Durex, a distribué 600 préservatifs et des dépliants sur le Sex Awareness lors de la soirée. Une façon de sensibiliser les jeunes.
Les initiatives tant locales qu?internationales ne manquent pas pour mettre un frein à la progression du sida. Récemment, environ 180 000 personnes à travers le monde ont participé au Global Sex Survey 2004 sur le Net, en répondant à une liste de questions sur la sexualité et les comportements sexuels. Les résultats du sondage, qui seront connus en octobre, permettront d?avoir une idée encore plus large sur le sujet. De son côté, Pils continue vaille que vaille son travail de prévention sur le terrain, bien que sa situation financière ne soit pas toujours au beau fixe. Une autre initiative - de taille ? sera bientôt concrétisée (nous y reviendrons).
Impressions
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Emmanuel, 19 ans : « En tant que DJ, j?ai voulu apporter ma contribution à Pils. Je trouve que de telles initiatives, comme organiser des soirées de temps en temps, sont nécessaires pour, d?une part sensibiliser les jeunes au sida, et d?autre part récolter des fonds pour aider ceux qui sont atteints de cette maladie. Je n?ai pas une très grande connaissance du sida, mais je sais surtout qu?elle tue énormément de gens. Je pense qu?il faut se protéger à tout prix. Pour ma part, il n?y a pas de meilleure protection que le préservatif. Jusqu?ici, je n?ai jamais eu de rapports non protégés. Je n?ai jamais non plus côtoyé ou rencontré des personnes séropositives, mais je pense qu?il faut voir avant tout l?être humain plus que la personne malade. »
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Colette, 20 ans : « J?ai toujours voulu être active au sein de l?association Pils, et ce depuis le collège, mais je n?ai jamais eu l?occasion de le faire. Il n?est jamais trop tard pour apporter mon aide. Mes amis et mon entourage sont conscients que le sida fait des ravages et que nul n?est à l?abri. Mais certains s?en contrefichent toujours . Ce qu?il faudrait, c?est s?informer sur la maladie et se protéger lors des rapports sexuels. J?aimerais bien faire un test, mais je ne sais pas comment m?y prendre. À mon avis, le test devrait être chose courante pour tous ceux qui sont sexuellement actifs. Il est temps que la mentalité mauricienne change, qu?il y ait moins de tabous, plus de respect et de tolérance envers les séropositifs. »
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Ruben, 19 ans : « Le sida est une réalité avec laquelle il faut vivre. Il y a sept mois, j?ai assisté à une causerie sur le sida, organisée par Pils. Je voulais m?informer sur la maladie et les moyens de protection. C?est sûr que le préservatif est le moyen le plus sûr de ne pas contracter le sida et les maladies sexuellement transmissibles, mais je pense qu?il faut aussi apprendre à être fidèle à son partenaire. »
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