Publicité
Le gouvernement blanchit le tableau
La guerre des chiffres continue de plus belle. Alors que l?opposition s?évertue depuis quelques semaines à mettre en exergue les points faibles de la présente situation économique, le Premier ministre et le vice-Premier ministre et ministre des Finances ont brossé, hier, un tout autre tableau.
«Malgré un contexte difficile, le gouvernement est fier d?avoir pu remettre l?économie sur les rails », affirme Paul Bérenger lors d?un point de presse au Treasury Building. Il accuse l?opposition et certains commentateurs de la presse d?avoir semé la confusion au point de faire croire qu?il s?est contredit dans son analyse de la situation économique.
Quelques mètres plus loin, au Sun Trust Building, Pravind Jugnauth lui faisait écho. «Tou pa osi nwar kouma dimoun rod peine li. »
Les deux principaux dirigeants de la majorité gouvernementale triturent à leur façon les principaux indicateurs économiques de ces trois dernières années.
Ils notent que le taux de croissance économique a augmenté de 4 à 4,6 % de 2001 à 2003 et que celui de l?année en cours est estimé à 4,7 %., alors que la moyenne mondiale a été de 3,1 durant la même période. Durant le même temps, le produit intérieur brut par tête d?habitant a grimpé de 3 790 à 4 527 dollars et avoisinera les 5 000 dollars cette année.
Le Premier ministre et le ministre des Finances s?empressent de souligner que l?investissement étranger a plus que doublé en trois ans, que le taux d?inflation du dernier exercice financier est le plus bas de ces 17 dernières années.
Ils mettent également en exergue le niveau actuel de nos réserves en devises étrangères, chiffrées à Rs 50 milliards.
Pravind Jugnauth concède cependant que plusieurs défis nous guettent, que la flambée du prix du pétrole entraînera une pression inflationniste. Il blâme les travaillistes de n?avoir pas accordé les moyens voulus à l?industrie sucrière et au textile pour se moderniser de manière à affronter les difficultés qui se profilent à l?horizon. «Si Parti travailliste ti fine prend décision qui bizoin en 1997, azordi l?industrie sucrière ti pou mieux armé pou faire face à la proposition de réforme de l?Union européenne. »
« Le fait d?être en état d?urgence économique ne signifie nullement que nous avons failli dans notre tâche. L?heure est à la compréhension, à la solidarité et au patriotisme. »
Publicité
Publicité
Les plus récents