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Les stars de demain

28 août 2004, 20:00

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Elles sont jeunes et ont véritablement explosé aux yeux du public depuis deux saisons. On voit déjà en elles de futures stars de l’athlétisme. Et ça se comprend, car Anastasia Duval, 10 ans, et Sarah Jane Gujadhur, 15 ans, ont amélioré plus d’une dizaine de records nationaux dans leur catégorie d’âge cette année. C’est là un fait inédit dans l’athlétisme local, qui fait d’elles l’avenir d’une discipline qui s’essouffle et qui a du mal à assurer la relève derrière Eric Milazar, Stéphan Buckland ou encore Jonathan Chimier. On parle même d’une relève de niveau mondial.

Sarah Jane Gujadhur s’est fait connaître l’année dernière grâce à ses succès sur les haies, en l’occurrence le 250 mètres haies minimes, ce qui lui a valu le titre de Most Promising Sportswoman 2003.

<B>Un choix judicieux</B>

Cette année, bien que n’étant encore qu’une minime, Sarah Jane Gujadhur, sous les conseils de Hervé Seerungun – celui-là même qui a converti Jonathan Chimier à la longueur – a tenté l’aventure sur le tour de piste. Un choix judicieux, qui a fait d’elle la première minime de l’histoire de l’athlétisme mauricien à réaliser 57,28 secondes sur le tour de piste. Une performance exceptionnelle quand on songe que le record national senior, celui de Sandra Govinden, se situe à 54,62.

Quant à Anastasia Duval, elle a crevé l’écran lors des championnats nationaux MCB 2004 en devenant la première poussine à moins de huit secondes sur 50 mètres en s’imposant avec une performance de 7,73. Pour la petite histoire, sachez qu’avec cette performance elle aurait remporté la course chez les garçons.

Outre le sprint, Anastasia Duval est aussi la première poussine à franchir plus de quatre mètres au saut en longueur avec un record national de 4,02 mètres, soit à seulement 1,91 mètres du record national (5,93m) de Christine Béchard. Que de talent !

Mais le destin en athlétisme, comme tout sport, peut souvent être cruel. Pour diverses raisons : études, choix professionnel etc., les jeunes athlètes qui ont le plus gros potentiel s’éloignent des pistes. Alors que certains, anonymes dans les petites catégories, se révèlent être des athlètes d’exception dans les grandes catégories. L’exemple le plus probant reste celui de Stéphan Buckland, qui a été dans l’ombre de Didier Rose à ses débuts.

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