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Stéphan Buckland se jette dans l’arène !

23 août 2004, 20:00

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C’est aujourd’hui à 11 h 40 (heure mauricienne) que Stéphan Buckland fera son entrée sur la piste du stade Louis Spiridon lors des séries du 200 mètres.

À travers lui, toute l’île Maurice caresse le doux espoir d’accrocher une médaille olympique. Rêve ou chimère ?

“Franchement, je n’y songe pas ! Je me dis simplement qu’il faut prendre les choses étape par étape en conservant la même intensité de concentration, que ce soit lors du premier tour ou après…”, insiste Stéphan Buckland, demi-finaliste à Sydney, quatre ans plus tôt.

“J’ai un objectif bien précis, celui d’être en finale…”, ajoute-t-il.

Mais l’euphorie collective fait vite oublier ce discours très cartésien de Stéphan Buckland. On se souvient surtout qu’il est l’homme des grands rendez-vous.

Comment oublier, en effet, cette année faste de 2001 où il s’est offert un triplé historique aux Jeux de la Francophonie (100m, 200m, 4x100m), se payant même le luxe de terrasser le vice-champion du monde en titre de l’époque sur la distance reine, le Canadien Bruny Surin, sur sa piste fétiche, devant son public.

Comment oublier sa place de finaliste (6e) aux Mondiaux d’Edmonton et sa récidive en 2003 à Paris où il a pris la cinquième place.

Toutes ces campagnes menées de main de maître ne laissent forcément pas insensible. Mais cette fois, ce sera différent.

On attend beaucoup de lui, et la quête d’une finale olympique ne sera pas une plaisanterie. Les adversaires sont féroces et affamés de gloires…

Le plus important sera de tenir la pression face à ces hommes qui ont ébloui toute la planète lors de la finale du 100 mètres, dimanche. Ne vous frottez pas les yeux, c’est bien face à ses hommes, Justin Gatlin (champion olympique du 100m), Francis Obikwelu (vice-champion olympique du 100m), Shawn Crawford ou encore Asafa Powell, que Buckland tentera, en trois jours, de sculpter son destin olympique. Il aura trois jours et quatre courses pour aller chercher l’inaccessible…

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