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Les championnes du monde accrochées
Les handballeuses françaises, championnes du monde en titre, ont reçu une petite leçon d’humilité de la part des doubles championnes olympiques danoises (26-35), dimanche.
Le poids de l’affiche a été trop lourd à porter pour les joueuses d’Olivier Krumbholz, la présence de quatre d’entre elles dans le Championnat danois cette saison, avec des fortunes plus ou moins diverses, ne faisant que rendre le contexte plus difficile à gérer.
“Prendre moins neuf face au Danemark, c’est sûr que ça me fait quelque chose. Je suis déçue, j’espère qu’on va vite se reprendre sinon ça va faire mal”, confesse Valérie Nicolas, portière du club danois de Viborg. “Il y avait beaucoup de symboles dans ce match. Pour les filles qui jouent au Danemark, parce que c’était les championnes olympiques contre les championnes du monde, c’est le premier match des JO. C’est sûr qu’il y avait un gros contexte mais chacun doit gérer sa pression individuellement”, reprend-elle.
Ni la défense, habituel point fort, ni l’attaque placée des Françaises n’ont été au point dimanche, avec une base arrière trop peu incisive, en triste contraste avec des Scandinaves sûres de leur fait et à la fluidité collective toujours aussi impressionnante.
Dans la débâcle, quelques points positifs ont pu surnager comme la hargne et l’efficacité toujours intacte de la pivot Véronique Pecqueux-Rolland, ou l’assurance tranquille d’Estelle Vogein à l’aile droite, parfaite en complément de la capitaine Stéphanie Cano à ce poste.
La (contre)performance des Bleues lors des quarante dernières minutes de jeu contre le Danemark est telle qu’elles peuvent raisonnablement espérer faire mieux pour les prochains matches, avec l’Espagne en point de mire.
Des Espagnoles qui doivent également reprendre confiance après le nul arraché par une équipe d’Angola fonctionnant à l’envie. Nul doute qu’il ne s’agissait là aussi que d’un faux départ des Ibériques, qui ont su supplanter les triples médaillées olympiques norvégiennes dans la course aux JO.
“L’Espagne est une équipe compliquée à jouer, prévient déjà Valérie Nicolas. Elle tourne sans arrêt, il y a plein de rotations en attaque, ce n’est pas évident à suivre. Il y a notamment un très bon pivot. Si on fait les mêmes erreurs, ça ne passera pas.”
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