Publicité

Le port veut rassurer les armateurs étrangers

3 août 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La mission de rassurer les principaux armateurs dans le port semble avoir porté ses fruits. Selon les participants, le bilan est plutôt positif. Le ministre de la Communication externe et de la productivité, Sangeet Fowdar et les autorités portuaires ont sillonné Singapour, l’Inde et la France afin de dissiper l’inquiétude qui régnait par rapport à la compétitivité du port. La délégation est rentrée au pays samedi.

“Nous avons rassuré ces armateurs. Mieux encore Mitsui compte mettre deux lignes supplémentaires sur Maurice”, souligne Eddy Boissezon le président de la Mauritius Ports Authority (MPA). En effet, les lignes maritimes Pno Nedlloyd et Mitsui desservant Port-Louis s’interrogeaient sur la compétitivité du port.

A l’origine de ce problème, une congestion portuaire. L’explosion du transbordement des conteneurs a exercé une énorme pression sur les infrastructures, les équipements de même que la capacité de stockage. Ainsi, le trafic a augmenté ces dernières années et est passé de 140 411 conteneurs en 1999 à 246 699 pour 2002-2003.

La cadence ralentie dans le déchargement des navires a commencé à inquiéter les armateurs. Le port a été en quelque sorte victime de son succès. Un cadre d’une agence maritime explique : “Actuellement, les armateurs dépensent jusqu’à 23 000 dollars par jour pour leurs bateaux contre 8 500 dollars, il y a quatre mois. Ils ne peuvent pas se permettre de passer plusieurs jours à attendre dans le port.”

La délégation s’est penchée sur toutes ces questions pour rassurer les armateurs. Un système, Window Berthing, qui permet aux navires de savoir bien en avance, quel jour et à quelle heure, ils vont accoster le quai a été mis en place. Ces navires pourront ainsi mieux planifier leurs escales à Port-Louis. Conséquence : ils réduiront leurs coûts d’opération et augmenteront leur productivité.

Auparavant, c’était le principe de de first come first serve qui était appliqué. Les navires devaient donc attendre plusieurs jours en rade avant de décharger leurs marchandises. “Maintenant, avant d’arriver à destination, ils seront informés sur la date à laquelle ils débarqueront leurs marchandises”, affirme un cadre d’une agence maritime.

Par ailleurs, une visite a également été effectuée en Europe auprès des lignes Delmas et CMA CGM. Celles-ci offrent des services directs d’exportation et d’importation vers l’Europe. Avec le nombre grandissant de transbordement, les navires de ces compagnies ont été affectés dans l’ancien terminal SSR, qui serait beaucoup moins productif.

“Dans l’ancien terminal, comme la productivité est faible, les navires repartent en laissant très souvent les conteneurs à terre. L’industriel mauricien en subit les conséquences. Les marchandises arrivent en retard et ils peuvent ainsi perdre des commandes”, affirme un membre de la délégation.

Publicité