Publicité

Des avis contradictoires

31 juillet 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Deux thèses s?affrontent sur la cause de l?explosion. Les spéculations vont bon train d?autant que sept jours après le drame, les décombres n?ont pas révélé de secret.

Armoogum Veerasamy (photo), ancien sergent de la Légion étrangère, connaît ce genre d?explosions. Il y voit un acte délibéré. Pour un spécialiste de la lutte anti-incendie encore en service et qui a requis l?anonymat, tout indique au contraire qu?il s?agit d?un accident. « Les premiers pompiers qui sont arrivés sur le lieu du sinistre affirment avoir senti l?odeur caractéristique du gaz ! »

Pour l?ancien officier de la Légion étrangère il y a trop de coïncidences pour que cette catastrophe soit accidentelle.

« Voilà un mélange idéal de gaz et d?air prêt à exploser qui n?attendait, comme par hasard qu?un déclencheur providentiel pour exploser ! », ironise-t-il.

« D?ailleurs, poursuit l?ancien commando, une explosion de gaz n?aurait soufflé que les parties les plus vulnérables de l?édifice, c?est-à-dire les portes et les fenêtres et non des pans entiers de murs. » Armoogum Veerasamy est d?autant plus convaincu de sa thèse quand il considère les dommages causés par l?explosion aux maisons avoisinantes.

« Une visite sur certains sites Internet nous fera comprendre que pour spectaculaires et dramatiques qu?elles sont, les explosions de gaz sont malheureusement fréquentes dans le monde », explique pour sa part le pompier spécialiste.

Selon notre soldat de feu, il ne suffit que d?une fuite d?un matériel inflammable et d?une étincelle pour provoquer une explosion. Un déversement de gaz liquide, pour une raison ou pour une autre, se vaporise instantanément dans une proportion d?un litre de liquide à environ 250 litres de gaz. « Un espace clos se remplit alors d?une très grande quantité de gaz en quelques secondes ! » Il suffirait ensuite que le pourcentage de gaz par rapport à l?air se situe entre 2 et 10 % pour que la « flammabilité » de ce gaz soit idéale. Une étincelle et c?est l?explosion !

« De là, tout s?enchaîne ! Le souffle de l?explosion, qui se propage à la vitesse du son, avec ou sans feu, peut tout dévaster sur son passage et faire des dégâts considérables », poursuit notre pompier.

Ainsi, les deux thèses sont plausibles. Reste que rien ne résiste à l?épreuve des indices. Tôt au tard, ceux-ci aideront à percer le mystère. « Si cette explosion n?est pas accidentelle, on ne tardera pas à trouver le déclencheur ! » Parole de commando.

Publicité