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Ramgoolam : la majorité a la frousse

31 juillet 2004, 20:00

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Fort de sa victoire à l?élection partielle de décembre, le Parti travailliste explique le renvoi des élections municipales par la frousse de l?alliance gouvernementale.

« Apre rakle ki zot finn gagne à Rivière-du-Rempart, zot bien kone ki bate zot pou gagne pli divan. » Il s?agit là de l?unique raison avancée hier par Navin Ramgoolam pour expliquer le renvoi des élections régionales, entériné mardi par le biais d?un amendement au Local Government Act.

Le leader de l?opposition se dit d?autant plus outré qu?un tel renvoi, le troisième en ce qui concerne les villageoises, ait été décidé « sous un gouvernement MMM. » Il souligne que le Premier ministre, qui s?était targué d?avoir consulté tout le monde avant d?introduire le texte portant sur la création de nouvelles entités municipales, parle maintenant de la nécessité d?écouter ce que les représentants de certains villages ont à dire. Pour lui, ce ne sont que «de fausses raisons pour renvoyer à nouveau les élections».

Ce nouveau renvoi, dit-il, prouve « l?incompétence d?un gouvernement. coupé de la réalité». Incompétence et amateurisme : deux épithètes souvent employés lors du point de presse animé hier par Navin Ramgoolam.

Il a, en effet, accusé le pouvoir d?amateurisme dans sa gestion du sinistre qui a eu lieu dimanche dernier à Grand-Baie. Navin Ramgoolam reproche au ministre Anil Gayan d?avoir également fait émettre un communiqué à la suite de cette catastrophe. Il soutient qu?une telle responsabilité revient au Premier ministre et au commissaire de police. « A chacun d?assumer ses responsabilités et ena la tet pou bizin tombe. »

Le leader du Parti travailliste fustige aussi le gouvernement sur le plan de l?emploi, de sa gestion du dossier textile, de l?ordre et de la sécurité.

Le chef de l?opposition s?en est aussi pris au gouvernement pour sa nouvelle méthode de calcul du chômage. Une méthode qui, dit-il, est différente de celle adoptée par le Bureau international du travail et qui vise simplement « à camoufler l?ampleur du chômage».

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