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Vers la construction d?une deuxième cybertour
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Vers la construction d?une deuxième cybertour
La construction d?une deuxième cybertour se profile de plus en plus. En effet, celle déjà construite à Ebène voit le nombre de ses locataires croître de jour en jour. Deux géants étrangers spécialisés dans les nouvelles technologies s?apprêtent à louer chacun un étage complet du bâtiment. Le président de la République, Sir Anerood Jugnauth s?en est aperçu hier matin, lors de sa visite des lieux.
Le premier géant, l?Indien Infosys, dépêche son vice-président à Maurice la semaine prochaine pour signer le contrat de location. L?autre, Teleforma, une compagnie américaine, a signé son bail il y a quelques jours. Elle compte exploiter un centre d?appels.
Deux autres compagnies, Vitalicom et Euro CRM, spécialistes en externalisation, ont confirmé leur arrivée. Elles emploieront 220 personnes. Les négociations avec IBM France sont également presque terminées.
De plus, Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), gérante de la cybercité, est arrivée à un stade de pourparlers très avancé avec deux autres compagnies. Dix compagnies sont déjà installées dans le bâtiment.
La transformation du bloc administratif en bâtiment intelligent démarrera incessamment. Son coût s?élève à environ 300 millions.
Sir Anerood Jugnauth et son épouse, Lady Sarojini, ont rencontré des opérateurs mauriciens et étrangers satisfaits, à chaque étage de la tour.
«Il n?existe pas beaucoup de secteurs où les jeunes peuvent trouver un emploi. Le secteur des nouvelles technologies est très prometteur. J?ai toujours cru dans ce projet de cybercité. C?est le début de la transformation du pays en cyberîle», déclare sir Anerood Jugnauth.
Chez Valldata, qui a commencé à fonctionner le 1er juillet dernier, on estime que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Les dirigeants d?Astek (Mauritius) Ltd, un des premiers à s?être installé dans la tour, affirment que le travail fourni satisfait les clients. «Les employés se débrouillent très bien», souligne Catherine Barthelemy, directrice de cette branche locale d?une compagnie française. «Nous construisons petit à petit cette image d?une île Maurice cyber. Nous ne pouvons pas nous permettre de rater ce virage», déclare Paula Lew Fai, également directrice de la compagnie devant un couple présidentiel radieux.
<B>«opportunités très importantes»</B>
Même ton chez Inventyv : «Les opportunités sont très importantes et c?est à nous de les saisir», explique Arnaud Boullé, chargé de développement d?Inventyv. La compagnie spécialisée dans l?infogérance et l?externalisation espère augmenter rapidement son effectif.
Infinity BPO Ltd témoigne également d?une grande satisfaction. Installée vers le mois de mai avec un effectif de 20 télé-opérateurs, cette compagnie a connu une croissance rapide pour atteindre 220 télé-opérateurs aujourd?hui. D?ici janvier, la compagnie espère employer 400 personnes à Maurice.
Sir René Seeyave, l?un des dirigeants de cette joint-venture franco-mauricienne, attribue notamment cette réussite au câble SAFE qui achemine les transmissions de données et de voix à haut débit vers l?international. «Sans cela, nous ne serions pas venus ici. Le SAFE nous permet d?être compétitifs sur le marché international. Sans lui, ce genre d?opérations aurait été impossible.»
Gérald Bouillaud, directeur des opérations d?Infinity BPO, estime que la personnalité des Mauriciens et un facteur-clé de la réussite. «Lorsque nos télé-opérateurs répondent aux appels, c?est dans le calme et la politesse. C?est magique pour un centre d?appels. En France, il est difficile de trouver un centre d?appels d?un tel niveau, que ce soit du point de vue des infrastructures ou du personnel», dit-il.
Bipio, leader français dans le domaine du traitement d?images à haute valeur ajoutée, est également en pleine croissance.
<B>La cybertour en mal d?inauguration</B>
Alors que près de 50 % de la surface est occupée, la cybertour d?Ebène attend toujours patiemment son inauguration officielle par le Premier ministre indien, Manmohan Singh. Elle devait avoir lieu au début de l?année, mais les élections générales en Inde, qui ont entraîné l?arrivée d?un nouveau gouvernement, ont repoussé l?événement. «Le Premier ministre ne pourra se rendre à Maurice avant le 15 août, jour de la fête nationale indienne. Il pourra venir à n?importe quelle date après ce jour», déclare Pripuran Singh Haer, haut-commissaire indien à Maurice. Sonia Gandhi, présidente du Congress Party indien, se rendra à Maurice durant le dernier trimestre de l?année pour inaugurer le Rajiv Gandhi Science Centre à Bell-Village. «La visite des deux hautes personnalités ne coïncidera pas», confirme le haut-commissaire.
TELEPHONIE
<B>Emtel se lance enfin dans l?international «classique» </B>
Emtel a finalement franchi le pas. Après plusieurs mois d?attente, l?opérateur de téléphonie mobile se lance dans l?international classique à partir du téléphone fixe.
Depuis le début de l?année, Emtel avait l?intention de se lancer dans ce filon juteux mais hésitait à cause du fameux telecom order n°4, qui paralyse le secteur depuis la mi-mai.
C?est d?ailleurs pourquoi Emtel se lance timidement sur le marché. Ce telecom order l?oblige à pratiquer les mêmes tarifs que ceux de Mauritius Telecom (MT). Il a cependant déposé auprès de l?Information & Communication Technologies Authority (ICTA) une demande pour offrir à ses clients des tarifs inférieurs à la limite imposée.
Mais cette demande est gelée jusqu?à nouvel ordre. Inutile donc pour Emtel de faire un grand tamtam médiatique. «Nous étions fin prêts depuis plusieurs mois, mais, à cause des problèmes récents, nous avions décidé de mettre le projet en veilleuse. Comme ça tardait trop, nous avons décidé quand même de nous lancer», explique un responsable d?Emtel.
<B>QUALITE SUPERIEURE</B>
A l?ICTA, l?on affirme que la situation devrait être débloquée «dans les mois qui viennent». Pour l?instant donc, l?utilisateur paiera entre Rs 10, 20 et Rs 15,60 les 60 secondes dépendant des destinations aux heures de pointe. En périodes creuses, le tarif se situe entre Rs 7,20 et Rs 12 la minute toujours dépendant des destinations appelées.
Aujourd?hui, seul MT et Emtel, dont le service est accessible à travers le préfixe «030» offre ce type de téléphonie qui est considéré comme étant de qualité supérieure. D?autres opérateurs, à l?instar d?IBL, se sont également mis en attente. La venue du géant indien Mahanagar Telephone Nigam Ltd est attendue d?ici la fin de l?année.
City Call, filiale locale du français Outremer Telecom, a pour l?instant cessé de commercialiser son offre de téléphonie classique en attendant l?issue de sa plainte logée au tribunal d?appel des affaires liées aux Technologies de l?information et de la communication.
Au niveau de la téléphonie par Internet, la bataille continue. Plusieurs opérateurs se disputent les parts du marché. Data Communications Ltd (EasiCall), Paging Services (WorldCard) Hotlink (Yello), Outremer Telecom et MT (Sezam) à travers leurs cartes prépayées sont toujours engagés dans un bras de fer.
INVESTISSEMENT
<B>Le BOI à l?écoute des opérateurs</B>
Le Board of Investment (BOI) veut prendre la mesure des difficultés auxquelles font face les opérateurs. Le BOI enquête actuellement sur les barrières administratives à l?investissement (administrative barrier survey) qui minent l?initiative privée. De même, il se propose d?analyser les solutions possibles.
«Nous voulons mettre en place un plan d?action à partir d?un constat objectif et exhaustif et non pas uniquement sur la base de certaines opinions», affirme Gérard Sanspeur, le directeur du BOI. L?agence, dont le rôle premier est de promouvoir l?investissement direct, est déterminée à rendre plus convivial le cadre du monde des affaires dans le pays.
Le BOI a contacté tous ceux qui à un moment donné l?ont approché pour un projet particulier. Certaines initiatives ont pu démarrer. L?étude se penchera ainsi sur plusieurs aspects. Les cadres du BOI s?intéresseront dans un premier temps aux raisons pour lesquelles des projets n?ont toujours pas été mis en chantier. Manque de fonds, problème entre partenaires, absence de marchés, indisponibilité de ressources, autant d?explications qui intéressent le BOI. Mais l?attention sera portée surtout sur les problèmes d?ordre administratif et pratique tels que des permis qui n?ont pas encore été obtenus.
Mais l?agence de promotion d?investissement désire aussi se mettre à l?écoute des entreprises qui ont déjà obtenu un certificat d?investissement ou du moins une lettre d?intention (letter of intent). Les difficultés rencontrées en cours de route seront également répertoriées.
Le BOI va recueillir un maximum d?informations dans les différentes catégories et agira en conséquence.
Les données de l?étude seront aussi communiquées à un comité de haut niveau au ministère des Finances. Ce comité a pour but de revoir et d?aplanir l?ensemble des obstacles administratifs, légaux et autres, rencontrés par les entrepreneurs dans la vie de tous les jours.
Le BOI s?est d?ores et déjà engagé à rendre la vie des investisseurs plus aisée. Les certificats d?investissements pour certaines activités pourront même être délivrés sous 24 heures seulement. La validation des dossiers sera améliorée dans les mois à venir grâce à une meilleure utilisation de l?informatique. La déclaration des projets se fera en ligne, et le feu vert sera donné instantanément si toutes les données nécessaires sont disponibles.
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