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La vie en rose pour le port et avenir en rouge pour le PTr

29 juillet 2004, 20:00

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Les remous de la mise en opération du chargement du sucre en vrac à peine tassés, le gouvernement repart avec un projet d?étude approfondie, menée par des experts anglais (excusez ce pléonasme de l?époque) et visant à déterminer l?évolution du trafic maritime jusqu?à l?an 2000. Il s?agit de préparer un plan directeur des facilités portuaires à pourvoir d?ici là. Il faut, par conséquent, déterminer (1) l?ampleur de l?accroissement du trafic maritime, (2) les méthodes les plus économiques de manutention des marchandises, (3) l?impact des effets adverses sur l?environnement portuaire, (4) le nombre, le type, le site des nouveaux quais requis, (5) le site des entrepôts alimentaires et d?un port de pêche, (6) le volume requis de dragage, (7) le type et le site des industries et des services devant s?installer dans la région portuaire, (8) les nouveaux besoins en infrastructures routières et de camionnage, (9) les nouvelles exigences en termes d?entreposage et de transport des produits pétroliers.

Il n?est pratiquement plus question de rouvrir le port de Mahébourg. La priorité est de moderniser Port-Louis au plus vite. Après le vrac, il s?agit de construire des quais en eau profonde et un autre pour la manutention des conteneurs.

Ne quittons pas le port sans faire état du Lady Sushil, la première unité de pêche de la Tuna Fishing and Canning Enterprise Ltd. Ce bateau doit entrer en opération en novembre 1979. Le ministre de tutelle, Iswardeo Seetaram, participera à son lancement au Japon. Le Lady Sushil approvisionnera l?usine en matières premières. Il lui permettra de satisfaire en partie les exigences de la Convention de Lomé concernant les règles d?origine des matières premières. Pendant deux ans, l?usine dut avoir recours à des dérogations pour pouvoir exporter ses produits sur le marché commun européen. En 1977 et 78, elle a importé des Maldives le volume de thon requis par sa production. En 1978, cette importation fut d?une valeur de Rs 15,3 millions. Ses exportations furent, cette année-là, de 1 852 tonnes.

Après Lady Shushill, venons-en à Sir Seewoosagur à qui son ministre de l?Agriculture, Sir Satcam Boolell, reproche un manque de fermeté. Ce dernier se reconnaît rebelle impatient d?un gouvernement devenu prisonnier des circonstances mais se refuse à accepter la surenchère des nationalisations inconsidérées. Le pays est à la veille de grands changements exigeant des décisions rapides. L?impossibilité de créer de nouveaux emplois dans le service civil l?inquiète. Il y voit l?avènement d?une génération de jeunes aigris, de foyers de révolutionnaires. Il dit tout le bien qu?il peut penser de l?unité des hindous. Cela est important pour la stabilité du pays. ?Si l?ethnie majoritaire est divisée, les structures nationales sont ébranlées.?

Satcam Boolell parle de son enfance à New Grove. Les changements, survenus depuis dans son village natal, sont nombreux. Le politicien ne doit s?attendre à aucun cadeau de la part de la population. ?Il mène une vie d?esclave exigeant beaucoup de sacrifices. Le peuple le juge. Le jour où il ne veut plus de tel politicien, ce dernier doit se retirer de la vie politique.? De l?éducation, il la dit nécessaire. Ce n?est pas pour autant un passeport pour avoir un job. L?important est de prévoir l?avenir. Les menaces incessantes de grèves sectorielles ou générales n?augurent rien de bon à cet effet. De même, il y a une limite à ne pas dépasser dans le seuil de tolérance. Aux valses-hésitations doivent succéder des décisions fermes et définitives. Il en veut aux hauts fonctionnaires de son ministère qui ne donnent pas le bon exemple, empêchant les autorités de sévir contre les nouveaux employés ne donnant pas satisfaction.

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