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Prise d’otages à l’ambassade du Chili

28 juillet 2004, 20:00

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Un policier costaricain qui avait pris dix personnes en otages à l’ambassade du Chili au Costa Rica, a tué mardi soir, trois d’entre eux avant de retourner apparemment l’arme contre lui, a annoncé le ministre costaricain de la Sécurité, Rogelio Ramos.

Il a précisé que la police avait trouvé quatre dépouilles, dont celles du consul du Chili et du premier secrétaire, lorsqu’elle est entrée dans l’ambassade. Le preneur d’otages a été identifié comme étant un certain Jose Orlando Jimenez, âgé de 54 ans, qui était responsable de la sécurité de l’ambassade depuis cinq ans. A en croire la police, il n’aurait pas supporté le fait d’être muté. “Lorsque nous sommes entrés, il y a quelques minutes, nous avons trouvé quatre morts”, a dit le ministre, en précisant que le preneur d’otages était mort d’une balle dans la tête.

Les sept autres otages ont réussi à rester en vie en s’enfermant dans une pièce à l’intérieur de l’ambassade. “Il ne fait aucun doute qu’il a abattu trois personnes puis tenté de tuer les autres. Mais elles se sont réfugiées dans une pièce. Il a essayé d’en ouvrir la porte. Mais quand il a compris qu’il n’y arriverait pas, il s’est suicidé”, a dit Ramos à Reuters.

Des unités spécialisées de la police ont encerclé l’ambassade pendant plusieurs heures au cours desquelles des responsables ont utilisé des mégaphones pour tenter de convaincre le preneur d’otages de se rendre. Mais ils n’ont à aucun moment réussi à le convaincre d’entamer des négociations.

Le ministre chilien de l’Intérieur, Jose Miguel Insulza, en visite au Costa Rica, a déclaré à la télévision que cette crise s’était achevée avant que la police n’entre dans l’ambassade. “Malheureusement, la tragédie avait déjà eu lieu”, a-t-il dit. “Nous n’avions aucun moyen de la prévoir”.

Le Costa Rica est de longue date considéré comme le pays le plus sûr d’Amérique centrale. Beaucoup de touristes s’y rendent chaque année. Mais les prises d’otages s’y sont également multipliées ces dernières années.

<B>Daniel Brenes</B>

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