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Howlett sauve les Blacks
Et Doug Howlett a surgi. Complètement dépassés en première période, au cours de laquelle ils ont encaissés trois essais de la part des Springboks, et toujours menés de trois points à quelques secondes du coup de sifflet final, les All-Blacks doivent leur salut à un essai plein d’opportunisme de leur ailier Doug Howlett. Les hommes de Graham Henry s’imposent finalement 23-21 et se positionnent un peu plus comme les favoris à leur propre succession.
Jake White pensait bien succéder à Nick Mallett, dernier sélectionneur sud-africain à s’être imposé face aux Blacks en Nouvelle-Zélande. Ses joueurs pensaient eux mettre fin à quatre ans de disette et sept matches sans victoire contre leurs homologues sudistes. Mais la voie du succès, qui aurait fait sensation dans le tournoi où on ne donnait pas cher des chances des Springboks, sur le bon chemin mais encore tâtonnants, s’est subitement refermée à quelques secondes du terme de la rencontre. Une grande claque donnée par Doug Howlett, l’ailier passe-partout des Blacks, qui trouvait la terre promise en bout de ligne pour assurer de justesse la victoire des siens 23-21.
Trois essais à un
Et si, au vu de la physionomie du match, la victoire néo-zélandaise est loin d’être un hold-up, les Springboks méritaient certainement mieux. Pas engourdis par le froid glacial de Christchurch, les hommes de Jake White mettaient d’entrée la pression sur les Blacks en inscrivant un essai dès la première minute par l’intermédiaire de Jean de Villiers. La botte de Daniel Carter, qui fait oublier la fin annoncée d’Andrew Mehrtens, redonnait momentanément l’avantage aux siens. Mais l’envie est définitivement sud-africaine au cours de cette première mi-temps et Jacques Cronje et Fourie du Preez trouvaient à leur tour l’en-but pour donner un avantage conséquent aux leurs à la mi-temps (21-12).
La pause marquait malheureusement la fin des velléités offensives sud-africaines. Regroupés autour d’une défense héroïque, les Springboks tentaient tant bien que mal de préserver leur avantage. Un avantage mis à mal par le pack black dont le travail de sape offrait de précieuses munitions à l’artilleur Carter. Ce dernier permettait à son équipe de revenir à trois points des Boks, c’est-à-dire à portée de fusil, avant que Howlett n’inscrive le seul essai black de la rencontre pour le résultat que vous connaissez.
Si seule la victoire est belle, les Springboks peuvent se consoler en se disant qu’ils ont mis trois essais aux Blacks, les probables futurs vainqueurs de la compétition. Car si les hommes de Graham Henry doivent encore se déplacer en Afrique du Sud et en Australie, la machine semble être lancée...
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