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L?obsession communale

10 juillet 2004, 20:00

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Navin Ramgoolam confirme l?abandon de sa posture passée de «rassembleur». Son discours semble à présent diamétralement opposé à sa stratégie initiale.

Lors d?un congrès au Swaraj Bhawan, à Lallmatie vendredi soir, le leader de l?opposition a tenu un discours ouvertement communaliste. Son langage a provoqué une certaine excitation parmi ses partisans.

« Ban la ti kont lindependans parski zot pa ti oule ki mazorité diriz pei. Letan mo papa fer apel ar zot, dir zot met pavion divan zot biro, zot refize. Sa mem mo dir ou donn mwa lokazion kas zot lerin. Fer seki nou bizin fer pou kas zot lerin, fer zot kone ki mazorite ki diriz sa pei la et non pa ban boufon », a-t-il lancé à l?assistance.

À plusieurs reprises, Navin Ram-goolam a ressassé les mêmes thèmes, déjà largement utilisés lors de la campagne électorale à Piton-Rivière-du-Rempart en décembre dernier. Il a, entre autres, évoqué le projet hôtelier du groupe Ireland Blyth Ltd (IBL) à Agaléga et l?accord passé par le gouvernement avec deux concessionnaires automobiles dans le cadre de l?organisation du sommet des petits États insulaires.

Une image glauque de la situation économique

Dans son discours, il est clair qu?il s?attaque aussi à la personne de Paul Bérenger, même s?il évoque son « incompétence » : « Ena dimoun ki kan trouve Bérenger dir oui missie, oui missie 15 fwa, bizin pena sa complex la. »

Son langage veut attirer la sympathie des habitants des régions rurales. D?où nombre d?allusions imagées à une justice à deux vitesses lorsqu?il critique l?Icac et le Premier ministre. Il évoque notamment les déclarations de ce dernier qui annonce qui sera blanchi, qui sera poursuivi et qui sera libéré dans certaines enquêtes en cours. D?où ses tirs croisés sur l?Icac concernant l?impressionnant budget de la commission et ses faibles résultats.

Après les éternelles critiques contre l?alliance gouvernementale, Navin Ram-goolam reprend son thème préféré : « la démocratisation de l?économie ». Et le voilà qui se vexe parceque Pravind Jugnauth, le vice Premier ministre et ministre des Finances, lui a piqué son cheval de bataille. « Zour bidzet, Pravind dire so priorité, c?est démocratise l?économie. Séki mone dire ine vine so priorité! »

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