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Fed : Cinq années jalonnées d?espoir
Un gâteau avec cinq bougies, une ribambelle d?enfants et de sourires, une longue suite de bénévoles. Au Casela, ce mercredi, le pôle d?attraction, c?est la Fondation espoir et développement (Fed), qui souffle ses cinq ans d?existence, d?espoir partagé aux quatre coins de Maurice sous forme de projets sociaux.
Dans le vaste jardin baigné de soleil, devant la cage aux tigres, la musique fait bouger la petite foule. Ici des enseignants avec des élèves qui courent dans tous les sens, là-bas des membres d?un club 3e âge à la recherche d?un peu de fraîcheur sous les arbres, plus loin des artisans qui exposent leurs ?uvres alors que d?autres chantent et dansent.
« Aujourd?hui, pas de longs discours, c?est notre fête à tous. La Fondation continuera ses ?uvres de bienfaisance à Maurice et à Rodrigues. Au bout de cinq ans, le chemin parcouru a été long, mais ce ne sont pas les nouveaux projets qui manquent, bien au contraire », affirme Malenn Oodiah, président de la Fed.
Réfection d?une école délabrée à Bambous-Virieux, réinsertion des drogués et accompagnement des mères célibataires à Rose-Hill, aide aux déficients auditifs à Curepipe, mise en place d?un centre d?écoute pour les pauvres à Surinam, financement du transport des collégiens de Rivière-Noire. Voilà quelques-unes de ses réalisations.
L?harmonie après les émeutes
Créée en avril 1999 pour rétablir l?harmonie après les émeutes de février, la Fed a déboursé plus de Rs 33 millions pour une soixantaine d?organisations non gouvernementales. Jusqu?en septembre 2006, Rs 5,3 millions seront déboursées pour d?autres projets déjà identifiés. La Fondation a également lancé ses propres projets, surtout ceux qui ont trait à l?insertion professionnelle des jeunes, testée avec succès à Barkly et à Tamarin. « Le projet employabilité vise à inculquer aux jeunes de 16 à 18 ans qui ont eu une scolarité difficile, des connaissances de base susceptibles de leur apporter une meilleure chance d?intégration dans le monde du travail », explique Malenn Oodiah.
Il y aussi ceux qui commencent déjà à briller sur le plan professionnel, à l?image de ces jeunes de la Craft Academy de Quatre-Bornes. Après avoir échoué deux fois aux examens du CPE, ils ont aujourd?hui lancé deux marques de produits : Toile de Mer et Kokiboner. C?est la designer Valentina Ramos qui encadre ces jeunes pour le marketing de leurs marques, dont ces sacs qu?on porte en bandoulière, griffés Toile de Mer, et des cadres à photos en papier mâché aux mille couleurs avec le logo Kokiboner.
« On pousse ces jeunes à développer leurs propre lignes de produits. En fait on oriente leur créativité, pour qu?elle aille de pair avec les tendances du marché », confie Valentina Ramos, visiblement très fière des jeunes artisans de la Craft Academy.
Ludovic, Alexandre, Stéphane, tous trois âgés de 17 ans, ne quittent pas des yeux les deux tigres de Casela. C?est la première fois qu?ils en voient en vrai. C?est aussi la première fois qu?ils sont félicités pour leur travail, eux qui ont toujours échoué aux examens. Les objets qu?ils ont taillés, avec patience et précision dans le bois sont de vrais petits chefs-d??uvre. Leurs yeux pétillent de bonheur. L?espoir d?un lendemain meilleur est permis?
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