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Jean-Marie Messier doute de pouvoir payer sa caution

27 juin 2004, 20:00

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Jean-Marie Messier réaffirme assumer pleinement la décision d’intervenir massivement sur le titre Vivendi Universal. Il évoque des erreurs à la tête du groupe et doute de pouvoir payer sa caution. Dans une interview à paraître aujourd’hui dans L’Express, l’ex-PDG de Vivendi Universal (VU), décrit l’“inconfort raisonnable” de ses 36 heures de garde à vue et sa mise en examen dans le dossier des comptes du groupe de médias et de communication.

Laissé en liberté sous contrôle judiciaire, Jean-Marie Messier affirme ne pas être en mesure de payer la caution de 1,35 million d’euros fixée par la justice : “Je vais être clair: à ce niveau, je ne sais pas faire.

100 % des revenus de mon travail chez Messier Partners servent à faire vivre ma famille. La question est donc en suspens.”

Messier, qui a été mis en examen la semaine dernière pour fausse information, manipulation de cours ainsi qu’abus de bien social lié à un ancien contrat de travail, souligne à nouveau que la justice ne lui reproche pas de s’être enrichi personnellement. “Ne serait-ce que pour celà, les trente-six heures de garde à vue en valaient la peine”, estime-t-il.

Il récuse l’idée selon laquelle il serait responsable de la ruine de milliers de petits actionnaires, mais regrette d’avoir fait trop de communication et de ne pas s’être séparé assez vite des métiers de l’environnement. “Je continue à ressentir comme une cicatrice le fait que VU soit devenu le bouc émissaire de la chute des marchés, même si j’y ai contribué à l’époque par une surmédiatisation, dit-il. Si c’était à refaire, j’essaierais au maximum de revenir sur une de mes plus grosses erreurs: être trop médiatisé, faire trop de communication.”

L’information judiciaire a été ouverte en 2002 à la suite d’une plainte de l’Association des petits porteurs actifs pour “diffusion de fausses informations sur la situation financière” du groupe de médias et de communication.

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