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L?association hôtelière cherche ses marques
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L?association hôtelière cherche ses marques
Le secteur hôtelier est en crise. Mais il ne s?agit pas d?arrivées touristiques. L?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (Ahrim) est minée par une série de différends entre ses membres. En avant-plan, le départ du chief executive officer (CEO), Sen Ramsamy. Certains avancent que sa démission viendrait d?un conflit avec le président de l?Ahrim, Arnaud Martin. Au c?ur du litige : la politique d?accès aérien et la sortie d?une déclaration conjointe Air Mauritius-Ahrim.
Le camp proche de Sen Ramsamy reproche au président de l?Ahrim son changement de langage sur le manque de capacité aérienne. En effet, l?association s?en est toujours plainte et avait même réclamé une libéralisation du ciel. Lors d?une réunion Ahrim-Air Mauritius, le 9 avril, Arnaud Martin se laisse convaincre par Air Mauritius. Il change de discours et concède que la question des sièges sur les vols réguliers n?est pas un problème. Trois jours après, il récidive lors d?une rencontre avec le Premier ministre.
Bissoon Mungroo, président de l?association des petits hôteliers confirme sa surprise quand Arnaud Martin déclare ?qu?il y a assez de place dans les avions mais que le problème serait dû aux billets trop chers?. Selon lui, Arnaud Martin a pris tout le monde de court. ?Les petits et moyens hôtels sont pénalisés car nous demandons plus de sièges. Arnaud Martin avait lui-même dit qu?il fallait en augmenter le nombre. Maintenant il vient dire qu?il y a assez de places sur les lignes régulières. Je trouve cela très bizarre.?
Le président Arnaud Martin est pour sa part très peu bavard. ?Je n?ai pas envie de polémiquer. Sen Ramsamy a soumis sa démission et nous l?avons acceptée. Nous sommes très solidaires au sein de l?Ahrim.? Mais du côté du conseil d?administration, on soutient que le différend sur l?accès aérien est la goutte d?eau qui a fait déborder le vase. Sen Ramsamy aurait abusé de ses prérogatives, selon un membre du conseil : ?Le problème est beaucoup plus profond. C?est l?attitude de Sen Ramsamy vis-à-vis des membres du conseil d?administration qui lui est reprochée.?
À en croire une source, Sen Ramsamy aurait pris des décisions sur des questions sensibles sans l?aval du conseil d?administration. À de nombreuses reprises, il en aurait contesté les décisions. ?Son attitude irritait certains. La question du droit d?accès aérien est venue s?ajouter à de multiples divergences avec les membres du conseil. D?où le comité disciplinaire présidé par l?ex-juge Ahnee.? Il y a deux ans, Beachcomber avait claqué la porte de l?association. Elle a reproché à Sen Ramsamy de parler trop souvent en son propre nom et explique que ses propos ne représentaient pas forcément la pensée du groupe.
Sen Ramsamy refuse, pour sa part, de polémiquer : ?Quand l?Ahrim a été fondée il y a 8 ans, il n?y avait aucune structure. Aujourd?hui, c?est une organisation professionnelle. Pendant ces huit années, j?ai toujours défendu l?intérêt des hôtels et restaurants. L?Ahrim, c?est du passé. Je veux maintenant regarder l?avenir.?
Autre souci de l?association : les hôteliers et restaurateurs de diverses catégories ne partagent pas les mêmes intérêts. Sur nombre de sujets, les membres ne sont pas sur la même longueur d?onde. ?Le problème de l?Ahrim c?est qu?elle regroupe trop d?organisations, d?hôtels et de restaurants de différents groupes. Il est clair que chacun n?a pas les mêmes intérêts à défendre?, déclare un autre membre du conseil d?administration. Il cite le restaurant First à Port-Louis qui n?a pas les même objectifs et contraintes de la Clef-des-Champs à Floréal.
Enfin, les grands groupes hôteliers n?ont pas les mêmes problèmes que les petits hôtels. D?ailleurs, cette divergence a incité ces derniers à se regrouper en une association. Quoi qu?il en soit, le poste de directeur de l?association est à remplir. L?appel de candidatures devrait être lancé bientôt.
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