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Le judiciaire s?ouvre à l?autocritique
?La question n?est pas de savoir si les officiers du judiciaire sont corrompus, elle est : le public pense-t-il qu?ils le sont.? L?honorable Wilson Cox, l?adjoint au secrétaire général du Commonwealth met l?accent sur le besoin impératif du judiciaire d?être au-delà de tout soupçon.
C?était hier à l?hôtel Indian Resorts, au Morne, lors de la cérémonie d?ouverture d?un atelier de travail de quatre jours du Commonwealth sur la lutte contre la corruption et pour le renforcement de l?intégrité dans les judiciaires de la région de la South African Development Community.
Le chef juge, Ariranga Pillay, s?est dit choqué d?apprendre que d?après un sondage, 26 % des personnes interrogées disent croire que le judiciaire est hautement corrompu.
Il affirme toutefois qu?il était du devoir des officiers de la profession d?essayer de rétablir cette confiance perdue. ?Nous sommes ouverts à l?autocritique. Nous disons au public : vous voulez que nous nous remettions en question ? Nous allons le faire?, a ajouté le juge Bushan Domah.
L?honorable Cox a expliqué que ?la conduite et le comportement de l?officier de la justice est la meilleure défense contre cette perception de corruption et de manque d?intégrité.? C?est cette conduite et ce devoir de réserve qui sont la cause de cette confusion, d?après Ariranga Pillay.
?Quand la presse raconte des histoires injustes et que nous ne pouvons répondre parce que nous sommes tenus par notre devoir de réserve de ne pas parler, il y a malentendu?, a avancé Ariranga Pillay. Une autre raison de cette mauvaise perception proviendrait des avocats corrompus, a aussi dénoncé le chef juge qui en appelle au Bar Council pour assumer ses responsabilités.
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