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Comment jouera la France ?

24 juin 2004, 20:00

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Le milieu de terrain de l’équipe de France, Robert Pires, laisse entendre que les Bleus pourraient jouer contre nature ce soir face à la Grèce en quart de finale de l’Euro 2004. Sous-entendu : les champions d’Europe auraient peut-être intérêt à pratiquer un jeu de contre qu’ils n’ont pas l’habitude de développer mais qui les mettrait sans doute à l’abri d’une mauvaise surprise.

Pour le Gunner, le championnat d’Europe des nations est “une compétition plus difficile que la Coupe du monde” et la marge d’erreur est sensiblement réduite. L’Espagne et l’Italie, favoris éliminés dès le premier tour, en conviendront sans problème.

“Toutes les équipes peuvent nous mettre en difficulté”, explique l’ancien joueur du FC Metz, auteur d’une très bonne partie côté gauche lors de la victoire 3-1 face à la Suisse lundi à Coimbra.

Selon lui, la France doit éviter le piège dans lequel le Portugal, dominé 2-1, est tombé en match d’ouverture contre les hommes d’Otto Rehhagel. “Les Grecs ont attendu les Portugais, et ces derniers ont été contrés deux fois”, note-t-il.

S’il faut “bosser sur le replacement défensif”, Pires estime également que les Bleus peuvent pousser la réflexion beaucoup plus loin. “A nous peut-être d’attendre et de jouer le contre. Maintenant que ce sont des matches à élimination directe, c’est peut-être la solution”, suggère-t-il.

Contre l’Angleterre et la Croatie notamment, les Français sont venus s’écraser sur le double rideau défensif de leurs adversaires, qui n’avaient qu’une idée en tête : faire déjouer les Bleus. “Pourquoi ne pas laisser l’initiative à l’adversaire?”, demande Pires.

Et profiter ainsi notamment de la vitesse de Thierry Henry pour placer des contres et prendre la Grèce à son propre jeu, car “on a besoin de liberté et d’espace”.

Entre les mots de Pires et les convictions de Jacques Santini, il y a peut-être un décalage que l’intelligence du sélectionneur pourrait effacer. Faut-il lancer un débat en interne sur le sujet ? “Ça se fera naturellement entre nous”, assure le joueur.

Aujourd’hui, les Bleus ne sont plus assurés de pouvoir imposer leur jeu.

“On sait qu’on ne joue pas à notre meilleur niveau. On n’arrive pas à s’adapter à des équipes qui nous posent des problèmes par un système de jeu très défensif”, dit-il.. Le contre est alors peut-être la meilleure des solutions.

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