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Une école où il fait bon aller !

14 juin 2004, 20:00

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Loin des playgrounds, nos basketteurs en herbe s?expriment depuis deux semaines déjà dans le tournoi cadets. Mais, contrairement à ce qu?on pourrait croire, c?est loin d?être une compétition pure et dure? Au contraire, ce tournoi ressemble davantage à une école. Une école où il fait bon jouer au basket.

Dimanche, le gymnase de Phoenix s?est, en l?espace de quelques heures, transformé en une véritable école, une université même du basket, où l?on apprend à jouer, à coacher, à arbitrer ou encore à officier.

Dans cette ruche, les joueurs, les entraîneurs, les juges de table et les arbitres sont tous à leur débuts. Pour encadrer tout ce beau monde, il y a Faïda Antoine de Padoue, le Directeur technique national, et Ruben Batterie, le responsable technique du Centre de formation.

Ces derniers sont comme des électrons libres dans le gymnase. Tantôt à la table de marquage, tantôt avec les coaches et les joueurs ou encore avec les arbitres, les deux piliers de cette belle aventure du tournoi des cadets veillent au grain.

<B>Un vent de renouveau</B>

Bref, on assiste là à la naissance d?une nouvelle génération de basketteurs et de cadres techniques et arbitraux. Un souffle nouveau pour le basket mauricien, qui laisse présager de belles choses pour l?avenir? Enfin le basket mauricien commence à respirer !

Sur le parquet, Leslie Chérubin, arbitre international, partage ses connaissances avec la toute jeune Fabiola Choo Pin Fen, qui en est à sa toute première expérience en match officiel.

À chaque temps mort, Leslie Chérubin en profite pour promulguer quelques judicieux conseils.

?À vrai dire, avant le match j?avais le trac. Mais au fur et à mesure, je m?y suis sentie à mon aise. C?est vraiment génial?, confie l?ancienne joueuse du CNFBB et de l?USBBRH, qui, pour son baptême du feu en tant qu?arbitre, officie lors de la rencontre opposant le Centre régional de préformation de Grand-Port à celui de Vacoas-Phoenix, en féminin.

<B> ?C?est aussi excitant que de jouer??</B>

Derrière le banc du Centre régional de préformation (CRPF) de Vacoas-Phoenix, Faïda Antoine de Padoue, le directeur technique national, observe Yannick Madarboccus? Puis, il intervient, histoire de conseiller le néo-coach.

Yannick Madarboccus en est, effectivement, à ses premiers pas en tant que coach, lui qui évolue au sein de l?ASVP en première division. ?C?est tout aussi excitant que de jouer !? lâche-t-il.

Face à son équipe, on retrouve la formation de Grand-Port, coachée, par quelqu?un qu?il connaît bien pour avoir disputé quelques joutes face à lui.

Ce n?est autre que Pascal Prayag, le clutch player des Flippers de Mahébourg, l?une des plus redoutables formations de l?île.

Mais, cette fois, c?est la petite équipe coachée par Yannick Madarboccus qui s?impose. Le jeune coach savoure. ?C?est un vrai régal d?être entraîneur. Et, en plus, on gagne cette rencontre. Que du positif??

Pour Pascal Prayag, c?est une grande joie de pouvoir partager cette passion du basket avec ces jeunes. ?On a beaucoup bossé pour construire ces équipes, et, aujourd?hui, c?est une fierté de les voir s?exprimer dans un tournoi qui leur est totalement consacré. C?est une juste récompense pour eux?, soutient Pascal Prayag.

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