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STAM : Salustro réfute les allégations de l?opposition

13 juin 2004, 20:00

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Jean-Luc Salustro, conseiller français en matière de traitement de déchets auprès du ministère des Administrations régionales, a rejeté, hier, les allégations faites à son encontre par l?opposition. Celle-ci aurait laissé entendre qu?il avait usé de ses prérogatives pour étendre le contrat de gestion du site d?enfouissement technique de Mare-Chicose.

Lors des travaux de la commission d?enquête sur les allégations de favoritisme au bénéfice de la Société de traitement et d?assainissement de l?île Maurice (STAM), Salustro a, en effet, dit n?être jamais intervenu auprès de Sir Anerood Jugnauth. Il a aussi nié, en répondant aux questions de Robert Ahnee, président de la commission, avoir rencontré un haut cadre de STAM pour faire avancer le dossier.

Le conseiller a aussi affirmé qu?il faisait partie de ceux qui voulaient octroyer le prochain contrat de Mare-Chicose à travers le processus de Public Private Partnership (PPP). Mais le projet n?a pu aller de l?avant en raison de l?absence d?un cadre légal. Interrogé à propos d?une prise de bec avec le président du Central Tender Board (CTB), Madhukarlall Bhagwant, il a répondu : ? J?ai pu avoir une altercation mais je ne me souviens pas qu?il y ait eu agression verbale, ni d?avoir utilisé un ton désobligeant.?

Jean-Luc Salustro a, par ailleurs, expliqué qu?il s?est senti humilié lors d?une réunion avec le CTB lorsque le président lui a fait savoir que son point de vue ne pouvait être pris en considération, du fait qu?il n?est pas un ?citoyen mauricien?. Il a souligné qu?il a toujours été en faveur de l?inclusion, dans le prochain contrat, de la production d?énergie à partir des déchets.

Le président du CTB a aussi été interrogé sur les procédures adoptées pour avaliser une offre. Il a déclaré que le CTB n?a pas les compétences concernant tous les types de dossier. Les offres reçues au CTB sont envoyées au ministère concerné pour être évaluées par un comité. ?C?est la procédure normale?, affirme-t-il. Il ajoute d?ailleurs qu?il n?est pas dans la politique du CTB d?imposer sa décision à un ministère mais que des retouches sont toujours suggérées. ?Le CTB n?intervient pas lorsque le cabinet prend une décision.?

Le Senior Engineer de GIBB, firme de consultants qui a conseillé le ministère des Administrations régionales sur le dossier de Mare-Chicose, a également été interrogé. Il a dit ne pas se souvenir si le délai pour soumettre une offre pour le contrat de gestion avait été réduit de 12 à 8 semaines. La commission reprend ses travaux vendredi.

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