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Éducation et formation sont les pionniers

13 juin 2004, 20:00

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La survie économique du pays dépend de l?investissement dans l?éducation et la formation de ses citoyens. Pour la première fois, l?État va planifier les dépenses de ce secteur clé par une nouvelle pratique, le Medium Term Expenditure Framework (MTEF). Celui-ci permet de planifier l?administration dans un laps de temps plus réaliste, trois ans plutôt qu?un, et d?optimiser chaque roupie dépensée. Un investissement de Rs 21 milliards est prévu pour cette période, dont Rs 1,3 milliard consacrées à la formation.

Le MTEF promet une gestion plus rigoureuse des deniers publics. Il impose une obligation de résultats. Plus possible de faire dans l?à-peu-près. Il est le point central d?une réforme graduelle des pratiques budgétaires, préconisée par le gouvernement dans son Economic Agenda for the New Millennium. Elle commence par les ministères de l?éducation et la formation.

L?éducation est le plus gros département public du pays. Sous le MTEF, les dépenses sont scindées en 43 programmes selon la région, le pourvoyeur (privé ou public), l?institution. Chacun spécifie sa philosophie, son objectif et les instruments qui seront utilisés pour vérifier que les buts sont atteints.

On y relève le souci de réformer les programmes d?études du préscolaire, du primaire et du secondaire. L?idée est de favoriser le développement de l?enfant ? sa personnalité, son sens de l?esthétique, son raisonnement et son aptitude à gérer les problèmes? Bref, une éducation pour la vie.

L?accès aux études est une autre préoccupation du pré-primaire au tertiaire. L?État veut construire, agrandir et rénover pour améliorer la capacité d?accueil. L?initiative privée, surtout dans le tertiaire, est encouragée. L?éducation à distance est privilégiée avec la création de l?Open Learning Institute of Mauritius sous l?égide du Collège des ondes.

La pertinence de l?éducation reste un point focal. Dans le tertiaire, il est question d?équiper les diplômés de connaissances mais aussi de compétences pour le marché local et international. Ainsi, universités et écoles techniques devront améliorer et renouveler leur offre pédagogique. Elles sont invitées à s?autofinancer et devront aussi minimiser le taux de drop-outs.

La formation, à la différence de l?éducation, est cofinancée par le secteur productif. En retour, les entreprises ont droit à des incitations pour la formation continue de leurs employés. L?adhésion des employeurs à ce plan laissant plutôt à désirer, il est proposé de lui donner une nouvelle tonicité.

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