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Achards aigres-doux?

25 mai 2004, 20:00

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Elles sont une quinzaine à avoir identifié un projet pour soulager leur misère et améliorer leur vie. Elles vendront des piments confits, des achards, des fruits, de la confiture et des articles d?artisanat à partir de matériaux du pays, d?après une formule de soutien participatif, à Malabar, la localité où elles habitent.

L?idée a germé en 1994, lorsque Benoît Jolicoeur ex-ministre de Rodrigues, a décidé de soutenir leur initiative. Celui-ci leur parle de l?assistance financière qu?elles pourraient obtenir du Trust Fund for the Integration of Vulnerable Groups (TFIVG) pour ouvrir un atelier. Il est connu aujourd?hui sous le nom de Le Flamboyant.

Marie-Chantal Raboude, la présidente témoigne :?Les procédures, étaient quelque peu compliquées pour nous au départ. Mais comme nous avions l?habitude de travailler ensemble, nous n?avons pas pris beaucoup de temps pour nous lancer.?

Comme dans tout business, il ne suffit pas seulement de produire mais de trouver également un marché pour écouler les articles. Pour y arriver les dames approchent les tour-opérateurs, les agences de voyages et les hôtels pour mieux faire connaître leurs produits aux touristes, qui sont des acheteurs potentiels.

Lors d?un premier essai, l?opération donne des résultats. Les commandes pleuvent et les effets positifs ne tardent pas à se refléter sur la vente.Très motivées, elles mettent les bouchées doubles et augmentent la capacité de production.

Soutenus par le TFIVG, les membres de la compagnie préparent leur plan d?expansion et décident de transformer leur local, autrefois en tôle en un endroit qui pourrait être aménagé en atelier pour améliorer la qualité et en showroom pour exposer leurs produits.

Le TFIVG débourse la somme d?environ Rs 200 000 pour leur venir en aide. Pour économiser sur la main-d??uvre, les membres se mobilisent et donnent un coup de main pour la construction du nouveau bâtiment.

Après s?être installées dans le nouveau bâtiment, il fallait trouver le moyen de rentabiliser l?entreprise. Mais cette fois, la chance n?est pas de leur côté. Les gestionnaires notent un net ralentissement dans la vente des produits artisanaux et des conserves.

?A part quelques clients qui passe divan centre, tou nou ban produi rest en plas?, explique Odile Martin, un autre membre du Flamboyant. Cette situation n?est pas pour arranger les choses pour ces mères de famille qui dépendent entièrement de la vente de leurs produits pour subvenir aux besoins de leurs foyers. ?Mo dimann mwa ziska quand nou pou capav depanne lors la pou nou viv?, s?interroge Marie Elsie Bernard. Pour que Le Flamboyant jouisse d?une certaine autonomie financière, ces mères de famille estiment qu?il leur faut un encadrement professionnel qui les aiderait à mener une opération de marketing agressive.

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