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Ce qu?il faut savoir?
Björn Borg occupe une place de choix dans l?histoire de Roland-Garros. Avec six succès Porte d?Auteuil (1974, 75, 78, 79, 80, 81), il est le joueur le plus titré du tournoi mais aussi le seul à avoir brillé quatre années de suite.
Grâce à Björn Borg, mais également, à un degré moindre, à son héritier Mats Wilander, auteur d?un triplé mémorable sur la terre battue parisienne (1982, 1985, 1988), la Suède apparaît aujourd?hui comme une des nations les plus prolifiques du tennis contemporain.
Mais, en réalité, les plus forts à Paris sont les Américains et les Australiens, qui comptent chacun onze titres. Leur hégémonie est cependant vacillante. C?est ainsi que le tennis américain ne s?est distingué qu?une fois ces douze dernières années (Agassi en 1999). Les States ont connu une sècheresse inquiétante, n?ayant pas décroché le moindre titre chez les hommes de 1954 à 1989, année où un certain Michaël Chang causa une des plus grandes surprises de l?histoire de Roland-Garros en dominant Stéfan Edberg en finale.
L?Australie, pour sa part, a bâti sa réputation à Roland-Garros au milieu du siècle dernier. De 1953 et la victoire de Rosewall à 1969 et le triomphe de Laver, les Aussies ont décroché 10 des 17 titres en jeu ! Plus significatif encore, l?Australie est le seul pays à avoir remporté cinq titres d?affilée avec cinq joueurs différents : Stolle en 1965, Roche en 1966, Emerson en 1967, Rosewall en 1968 et Laver en 1969.
Si la France est aujourd?hui bien placée dans la hiérarchie avec dix titres, elle le doit à trois de ses légendaires mousquetaires, lesquels ont régné en maîtres de 1925 à 1932. Cochet (1926, 28, 30 et 32), Lacoste (1925, 27 et 29) et Borotra (1931) ont ainsi permis à la France d?avant-guerre de remporter huit titres d?affilée, un record pas encore égalé. Depuis, les Bleus sont rentrés dans les rangs et seul l?inoubliable Yannick Noah (1984) est parvenu à faire vibrer le public de Roland-Garros.
La valeur montante, sur terre battue, est aujourd?hui l?Espagne, qui multiplie les succès Porte d?Auteuil. Les Ibériques se sont distingués cinq fois ces dix dernières années et restent d?ailleurs sur deux triomphes consécutifs à Paris. Bruguera (1993, 94), Moya (1998), Costa (2002) et Ferrero (2003) illustrent cette nette montée en puissance.
Plusieurs pays n?ont remporté qu?une fois Roland-Garros. C?est le cas de la Russie (Kafelnikov en 1996), de l?Autriche (Muster en 1995), de l?Equateur (Gomez en 1990), de l?Argentine (Vilas en 1977) et de la Roumanie (Nastase en 1973).
La présence de l?Argentine tout en bas de la hiérarchie étonne, pour ne pas dire détonne, ce pays étant réputé pour la solidité de ses joueurs sur terre battue. Ce qui n?est pas le cas de son rival brésilien, qui n?a jamais été une grande nation de tennis. Paradoxe de l?histoire, le Brésil a décroché trois titres à Roland-Garros. Il le doit toutefois à un seul joueur : Gustavo Kuerten (1997, 2000 et 2001). C?est le seul pays dans ce cas de figure. En effet, tous les pays ayant remporté au moins deux titres l?ont fait avec des joueurs différents.
Chez les dames, la reine incontestable et incontestée des Internationaux de France se nomme Chris Evert-Lloyd, sept fois lauréates de l?épreuve (1974, 75, 79, 80, 83, 85, 86). Une hégémonie d?autant plus exceptionnelle qu?elle a remporté ses premiers et derniers titres à douze ans d?intervalle. Evert-Lloyd symbolise à elle seule la très nette domination américaine sur la terre battue parisienne, les States ayant remporté près de la moitié des trophées mis en jeu, 30 sur 73. L?Allemande Stefi Graf a fait aussi bien qu?Evert-Lloyd, avec six titres à son compteur, le premier en 1987 et le dernier en 1999.
L?Américaine Wills-Moody (1928, 1929, 1930), l?Allemande Krahwinkel (1935, 36, 37) et l?ancienne Yougoslave Seles (1990, 91, 92) ont également marqué leur époque, étant les seules à avoir inscrit trois fois de suite leur nom au palmarès de l?épreuve.
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