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Le déficit budgétaire préoccupe

23 mai 2004, 20:00

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A trois semaines de la présentation du Budget, les indicateurs de la santé économique sont au vert, disent les dirigeants politiques. A l?exception de la situation budgétaire. Ils s?exprimaient lors d?une rencontre entre le gouvernement et le Joint Economic Council (JEC), samedi dernier.

Le Premier ministre a repris un de ses arguments favoris : le retour de la confiance des opérateurs dans l?économie. Le taux de croissance de 5,3 % prévu par le Bureau central des statistiques le prouve, dit-il.

Autre fait positif aux yeux du gouvernement : la création de quelque 14 400 nouveaux emplois entre juin 2002 et juin 2003. Toutefois, concède, le Premier ministre, la situation dans le textile-habillement est délicate. Même si, aux dires d?Ariff Currimjee, le nouveau président du JEC, le plus difficile est derrière nous.

Concernant la situation budgétaire, il semble que l?objectif du déficit fiscal ne pourra être atteint pour 2003-04, mais la prochaine année financière s?annonce aussi très difficile. ?Nous avons encore des investissements à mobiliser dans le secteur de l?éducation et dans celui du logement social. Il y a aussi la deuxième tranche des recommandations du Pay Research Bureau et le remboursement de la dette publique?, explique le vice-Premier ministre, Pravind Jugnauth.

Ce dernier a aussi expliqué que les dépenses seront agencées selon un nouveau mécanisme, le Medium term expenditure framework, pour plus de contrôle. De plus, la Mauritius Revenue Authority chapeautera toutes les agences engagées dans le système de taxation directe et indirecte. Avec ces dispositions, le gouvernement entend renflouer ses caisses, tout en exerçant un meilleur suivi sur les dépenses.

Les autorités comptent également enlever la pression sur le budget de développement. Elles privilégieront dorénavant la formule remboursement Private Public Partnership pour financer des projets susceptibles d?intéresser les promoteurs privés.

Les représentants du gouvernement et du JEC ont passé en revue les réformes dans le textile et le sucre. Ils se sont félicités de la ?vision commune ? qu?ils partagent sur les objectifs et les moyens visant à transformer l?économie.

?Les opportunités existent. Le secteur privé est passé par une phase de transition. Nous pouvons maintenant concrétiser les opportunités?, affirme Arif Currimjee. Ce dernier a évoqué la nécessité de rendre les procédures d?investissement, dont le système de permis, plus souples afin de rendre le climat d?affaires plus convivial.

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