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Greenpeace alertée par le bruit
Les habitants de Camp-Chapelon, à Pailles, internationalisent le problème de pollution sonore. Leur grief : la Saint-Louis Power Station du CEB leur mène la vie dure. Depuis lundi, l?organisation écologique internationale, Greenpeace, fait état de ce problème sur son sit http://cybercentre.greenpeace.org/1083576851/index_html.
« Cela fait trop d?années que nous souffrons en silence à cause du CEB et maintenant que nous avons les moyens de nous faire entendre, ce serait criminel de notre part de rester les bras croisés et d?hypothéquer davantage la santé de nos enfants », explique Amade Deebeely qui a pris l?initiative d?alerter Greenpeace.
La goutte d?eau pour les habitants a été le projet du CEB d?installer trois nouveaux moteurs aux six existants à la station thermique. À cet effet, le CEB a obtenu en mars dernier une licence Environment Impact Assessment (EIA).
Révoltés, les habitants de Pailles ont porté l?affaire devant l?Environment Appeal Tribunal. Car ils entendent bien contester l?octroi de cette licence par le ministère de l?Environnement. Le cas sera appelé pro forma demain.
« Le directeur du département de l?Environnement a lui-même servi une Enforcement Notice au CEB le 11 mars dernier pour pollution de l?air, pollution sonore, et pour déversement d?huile usée dans la nature », explique Amade Deebeely. Cet avertissement donne un délai de deux mois au CEB pour qu?il fasse le nécessaire afin de respecter les normes, et faire un suivi des émissions de ses cheminées. « Un individu qui jette un mégot dans la rue est sanctionné sur le champ mais le CEB dispose de deux mois pour obtempérer », s?indigne Amade Deebeely.
Le ministère de l?Environnement se trouve de son côté dans l?impasse. S?il concède que le niveau du bruit a dépassé le niveau permis par la loi, il estime qu?il faudrait se montrer prudent. « C?est un fait qu?entre maintenant et 2006, la demande pour l?énergie se rapproche de la capacité produite par le CEB. Mais si nous enlevons un moteur à St-Louis avant cette échéance, nous risquons d?exposer nos consommateurs à un black-out national », a expliqué le ministre de l?Environnement, le 20 avril dernier à l?Assemblée nationale.
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