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Les Dossiers Deterres

8 mai 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>La mort de Parvez Damree aurait fait l?objet d?une enquête </B>

Une des premières victimes du notaire Deelchand citée par Antoine Chetty est Parvez Damree. Il aurait été tué avec la complicité d?un infirmier quelques jours après sa sortie de prison car il avait impliqué Vinay Deelchand comme trafiquant de drogue. C?était entre 1994 et 1995 et le notaire avait même été traduit en cour de Port-Louis.

D?après Antoine Chetty, une dose massive d?héroïne a été injectée au toxicomane qui a été retrouvé dans un état comateux sur un terrain vague aux abords de la route Nicolay. Il devait rendre l?âme quelque temps après.

A l?époque, le médecin légiste Indradeo Sohun, maintenant décédé, avait attribué le décès à une « ingestion of stomach content » et les analyses toxicologiques avaient révélé la présence de stupéfiants dans son sang.

Une enquête judiciaire avait même été ouverte devant le tribunal de Port-Louis pour faire la lumière sur le décès de Parvez Damree. L?Adsu a repris le dossier en main pour y voir plus clair.

<B> Laldeo Gujadhur se trompe sur ses agresseurs </B>

Depuis qu?Antoine Chetty est passé à table, Laldeo Gujadhur ne dort plus sur ses deux oreilles. Il a abandonné sa maison à Shastri Lane, Candos, pour trouver refuge chez des parents habitant une région éloignée. Il a peur d?être une nouvelle fois agressé à l?arme blanche comme ce terrible 15 juin 1998 où il marchait aux abords de l?école Malartic.

Dans une lettre manuscrite écrite sur son lit d?hôpital, pensant qu?il allait mourir, il dénonce l?homme ayant acheté son terrain ? vendu par le notaire Vinay Deelchand qui se l?était approprié ? et un deuxième homme qui s?est avéré être Cyril César, dénoncé par Antoine Chetty.

La tête de Laldeo Gujadhur avait été mise à prix par le notaire, selon le garde du corps, parce qu?il barrait la route au projet de Vinay Deelchand. Ce dernier aurait falsifié la signature du père de Laldeo Gujadhur comme ayant vendu ses terres et ce dernier ne voulait pas y croire car la date de la vente correspondait à la période où le vieil homme était à l?agonie.

Cyril César et Mario Vythilingum auraient ainsi été recrutés pour l?exécuter. Mais ils n?ont pas pu faire leur travail car Laldeo Gujadhur criait tellement qu?il a fait accourir le voisinage.

La police a arrêté le malheureux, qui a acheté une portion de ses terres et attend d?être jugé en cour. Dans cette affaire, la victime avait identifié la Peugeot d?Anju Lallah comme ayant servi à véhiculer ses agresseurs. Le dossier a été rouvert par la police mais alors que la CID de Quatre-Bornes attendait Mario Vythilingum à la sortie de la prison centrale cette semaine, il devait apprendre qu?il était parti un jour avant la date prévue?

<B> L?assassinat manqué de Philippe Calou</B>

Casquette vissée sur la tête, Philippe Calou attend avec une teinte d?émotion l?arrivée de celui qui a tenté de l?envoyer dans l?au-delà le 17 janvier 2000. Il veut contempler Antoine Chetty quatre ans après les faits lors de la reconstitution organisée mercredi. Il craque et fond en larmes. « Mo ti pé alle travaye lor bicylette. Létan mo pé rentre Sauveteur, éne lendrwa avan Caro Accacia, avan éne la monter mo tane ene la voix dire alalila Antoine. »

Le laboureur entend alors la voix de Moonsamy Mooraghen et les coups pleuvent. « Mone dire Antoine : Assé batte mwa. Sakenn so koté zot ine bate mwa avec sabre. Zot ine coupe mo lipied, zot ine saute mo lezo ; Zot ine tape mwa lor mo latet, mone trouve la mort en face. Mone trouve mo lipied apendant. »

Un témoin fera fuir ses agresseurs. Philippe Calou pense qu?ils voulaient l?éliminer car il ne voulait pas entendre parler de Mooraghen qui disait être propriétaire d?un terrain au Bouchon, en face de sa demeure. Dans sa déposition, il avait cité le nom des deux énergumènes qu?il connaissait bien, les ayant déjà invités à partager son repas lorsqu?ils venaient inspecter le terrain qui ne leur appartenait pas. Quatre ans après, il n?y a jamais eu de suite et Philippe Calou est bien heureux de voir ses tortionnaires derrière les barreaux.

<B> Mettre Anwar Toorabally hors jeu</B>

C?est toujours à cause d?une transaction foncière qu?un contrat est tiré au nom d?Anwar Toorabally. Il fallait le vitrioler ou mettre le feu à sa maison. Antoine Chetty accuse les directeurs d?Agnis d?avoir fomenté ce coup. En 1994, il avait vendu environ 3 hectares à un particulier qui a fait appel à l?agence Agnis pour morceler. Mais au lieu de recevoir la moitié des Rs 3 millions, l?acheteur l?a dirigée vers l?agence Agnis. Anwar Toorabally s?est vu dire que ce terrain n?était pas le sien et qu?il avait vendu une superficie inférieure? Le notaire, pour cette transaction, était Vinay Deelchand.

Comme il se démenait comme un diable pour récupérer son bien, selon Antoine Chetty, les directeurs d?Agnis, Sandeep Appadoo, Mahendra Choonea et Dharmanandah Sambon ont décidé qu?il fallait le faire taire. Dans la nuit du 15 août 2000, Antoine Chetty part à la résidence de l?homme d?affaires pour mettre le feu à son véhicule, dans le garage.

Si un voisin n?avait pas alerté Anwar Toorabally ce soir-là, il serait probablement mort, et sa famille aussi. Dans une déclaration à la presse, à l?époque, la victime avait dit ses doutes quant à l?auteur de l?incendie. Il avait évoqué une affaire de terres?.

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