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Recherche de confirmations
«None of the suspects or witnesses questioned so far has incriminated any serving Police officer. Therefore, press reports about the possible involvement of Police officers in these cases are mere speculations, at least at this stage.» Une affirmation de Paul Bérenger qui n?a pas manqué de rendre perplexe l?entourage du suspect Antoine Chetty et celui des Ong qui militent contre le trafic de drogue. L?ex-homme de confiance de Vinay Deelchand devait tenir sa langue pendant vingt-quatre heures avant de se remettre à table.
Au moment où il s?adresse à l?Assemblée nationale mardi, le Premier ministre sait qu?il marche sur la corde raide. Pour ceux qui connaissent la rigueur verbale de Paul Bérenger et des fonctionnaires de son entourage, il convient de s?appesantir sur les termes « serving » et « at this stage » pour comprendre que demain tout peut être complètement différent.
Mais à ce jour, c?est motus et bouche cousue aux Casernes centrales. L?état-major entend ainsi éviter tout faux pas concernant les dossiers réactivés dans le sillage de l?interrogatoire du suspect Antoine Chetty. Il a ainsi été conseillé aux principaux enquêteurs de ne rien ébruiter avant les contre-vérifications.
« Compte tenu des spécificités de cette affaire, la police prend soin d?obtenir confirmation de la part d?une tierce personne avant d?interpeller tout suspect incriminé par Chetty. Cela a été le cas pour le député Dev Hurnam », explique-t-on à l?hôtel du gouvernement.
Tout ce que l?on sait à ce jour c?est que les enquêteurs décortiquent les différentes informations données par Chetty. Selon des informations concordantes, il aurait, à ce jour, balancé ouvertement le nom de l?ancien commissaire Raj Dayal. Les enquêteurs attendent confirmation par une autre personne avant de l?interroger.
Les enquêteurs ne se sont cependant pas arrêtés aux seuls dires de Chetty. Ils passent à la loupe la participation de chacun de ceux qui ont été mêlés de près ou de loin aux différentes enquêtes qui resurgissent au fil des révélations de l?ancien homme de confiance de Deelchand.
C?est ainsi qu?ils ont constaté que les noms de pas moins de quatre officiers ? un assistant commissaire, un surintendant, un assistant surintendant et un ancien assistant commissaire ? reviennent souvent dans des dossiers mentionnés jusqu?ici.
Par ailleurs, même s?il n?a pas cité des policiers encore en poste, le suspect a cependant affirmé que le notaire aurait distribué environ Rs 500 000 à des enquêteurs de la Land Fraud Squad du Central CID et de la CID du Sud pour camoufler certains faits dans les transactions foncières et l?agression de Philippe Calou.
Lors de sa conférence de presse, hier, le Premier ministre a précisé qu?Antoine Chetty n?a incriminé aucun policier actuellement en fonction : « Mo pas ti pé cause pou Dayal. »
Toujours est-il que les noms de certains policiers sont revenus fréquemment, même s?ils n?ont pas été directement incriminés par le suspect « at least at this stage ». Et le fait qu?ils aient été engagés dans des enquêtes se rapportant aux incidents et aux délits évoqués dans le cadre de ce vaste déballage intrigue plus d?un aux Casernes centrales.
La suite de l?enquête nous dira si c?était par pure coïncidence ou s?il existe une maille conductrice dans le filet tissé par Vinay Deelchand pour protéger ses hommes de mains contre toute tracasserie policière.
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