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Tout est parti d?une visite dans un aquarium
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Tout est parti d?une visite dans un aquarium
Andrew Stanton et Lee Unkrich, sont les réalisateurs du ?Monde de Nemo?. Ils répondent aux questions de Monsieur Cinema sur la dernière création des studios Pixar.
<B> Après les jouets, les insectes et les monstres, Pixar s?attaque aux poissons. Comment vous est venue l?idée de cette histoire au fond des océans?</B>
Andrew Stanton : C?est arrivé en 1992, alors qu?on travaillait sur Toy Story. J?avais visité un grand aquarium rempli de poissons tropicaux. J?étais débutant dans le monde de l?animation numérique, mais je me suis dit qu?il serait passionnant de recréer cet univers sous-marin. J?ai donc commencé à réfléchir à une histoire. Ça me rappelait mon enfance : comme dans le film, mon dentiste avait un aquarium. Chaque fois que j?y allais, je m?imaginais ce que les poissons pouvaient bien ressentir en voyant les patients défiler. Ensuite, j?ai été complètement accaparé par les différents projets de Pixar, mais j?ai toujours gardé l?idée en tête. Paradoxalement, le fait d?être submergé par mes tâches quotidiennes m?a aidé à la finaliser. A cette époque, complètement happés par le travail, nous étions coupés de notre famille. Mais quand j?avais un peu de temps à consacrer à mon fils de cinq ans, je gâchais tout, tant j?étais papa-poule. J?étais terrorisé dès qu?il faisait le moindre geste. Me sont alors revenus mes projets d?une histoire sous l?océan. Il était facile d?imaginer la même situation entre un père poisson et son fils, plongés dans cet immense inconnu, rempli de dangers. C?était une métaphore idéale de ce que je vivais personnellement.
<B> Le fait que ?Le monde de Nemo? se déroule sous l?eau a dû nettement compliquer la tâche du point de vue technique...</B>
Lee Unkrich : C?est vrai que l?eau est une des choses les plus difficiles à rendre crédible en animation numérique. Du coup, quand Andrew nous a fait part de son idée de porter à l?écran cette histoire, dont 90% du récit se déroule sous les océans, tout le monde a pris peur. Pour que les spectateurs nous suivent, il était primordial que le rendu de l?eau soit irréprochable. Chez Pixar, des personnes beaucoup plus compétentes que nous ont donc été chargées de toutes les analyses. Elles ont travaillé avec des experts en dynamique et en physique, pour réussir par exemple à rendre réalistes le mouvement des vagues ou les éclaboussures. Nous avons aussi étudié beaucoup d?images d?archives sous-marines afin de mesurer quels étaient les éléments fondamentaux à retranscrire, pour donner au public l?impression d?être sous l?eau avec le poisson. Certains détails sont déterminants, comme les petites particules qui flottent autour des masses ou la façon dont la lumière arrive depuis la surface. Nous savions qu?en combinant habilement toutes ces variantes, l?illusion fonctionnerait.
<B>(Source : Monsieur Cinéma)
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