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Le privé collabore au projet ZEP
TOUT EST fin prêt : il ne reste plus qu?à démarrer. Et le secteur privé passe à l?action dès le deuxième trimestre sur le projet Zone d?éducation prioritaire (ZEP).
C?est une démarche qui correspond à la philosophie du projet, basée sur le partenariat et la solidarité. Les entreprises privilégient un mouvement concerté pour plus de cohérence au lieu d?actions en solo. Lors de sa rencontre avec le gouvernement samedi dernier au Domaine Les Pailles, le Joint Economic Council (JEC) en a profité pour présenter son plan de soutien au projet.
Le projet ZEP, lancé en juillet 2003 par Steven Obeegadoo, ministre de l?Education, vise à améliorer la qualité de l?éducation dans 30 écoles primaires qui ont enregistré moins de 40 % de réussites au Certificate of Primary Education durant ces cinq dernières années. Si le projet promet beaucoup, force est de constater que malgré ses bonnes intentions, le ministère de l?Education peine à mettre certains aspects en pratique.
Ce partenariat gouvernement-privé va sans aucun doute donner un nouveau souffle au projet. Depuis novembre 2003, les responsables du JEC sont en discussions avec les entreprises privées en matière de collaboration. Sans compter les consultations auprès des travailleurs sociaux et les ONG déjà dévoués aux écoles de la ZEP.
Résultat : un projet bien ficelé et structuré avec un comité, présidé par Gilbert Espitalier Noël, le président sortant du JEC, pour la coordination et la réalisation. 35 entreprises ont répondu positivement à l?appel lancé par le JEC mais on préfère parler de partenariat que de sponsorship. En effet, au lieu de se contenter de donner, les entreprises veulent participer à la vie de l?école. ?Nous avons demandé à chacune de ces entreprises, qui se sont fermement engagées pour deux ans, d?être partenaire d?une école ZEP, mais certaines écoles auront plus d?un partenaire, explique Gilbert Espitalier-Noël, et Rodrigues est aussi incluse.?
Un partenariat à trois volets
Le partenariat comporte trois volets. D?abord le soutien financier : chaque entreprise mettra à la disposition de l?école une somme de Rs 10 000 par mois, soit un montant annuel de Rs 120 000. La contribution financière totale de ces 35 entreprises s?élève à Rs 4, 2 m par an. A la condition cependant que cet argent ne soit pas injecté dans les travaux d?infrastructures mais dans les activités de façon a en faire bénéficier l?ensemble de l?école. Car pour le président de la cellule de coordination, ?c?est le rôle de l?Etat de consolider les bâtiments, de réparer les toilettes ou de refaire le mobilier?.
Puis il y a le recrutement des liaison officers pour chaque école, qui assureront le lien entre les parents et l?école. Une partie de ces Rs 10 000 servira à les rétribuer. Chaque entreprise attachée à une école choisira son liaison officer. ?Nous souhaitons que les liaison officers travaillent en étroite collaboration avec les cinq parents médiateurs recrutés par le ministère de l?Education?, ajoute Gilbert Espitalier Noël.
Le troisième volet est axé sur la participation des employés de l?entreprise partenaire. ?C?est le volet le plus important car nous souhaitons un rapprochement entre la vie scolaire et l?entreprise. Cela ne pourra se faire qu?à travers un contact régulier entre l?entreprise et l?école. Nous sommes convaincus qu?il y a beaucoup de personnes qui peuvent apporter leur contribution et à différents niveaux.?
Le privé veut apporter aussi sa compétence et son savoir-faire dans l?organisation de certains projets. Cette collaboration sera possible grâce à un représentant de l?entreprise partenaire au sein de la School Development Unit présente dans chaque école ZEP et chargé de la stratégie requise pour à l?établissement.
Les représentants des 35 entreprises concernées ont eu une réunion de travail avant-hier pour finaliser le projet. ?Nous voulons une action structurée car nous voulons que tout le monde travaille dans la même direction? dit le président du comité de coordination.
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