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La France se venge des champions du monde !
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La France se venge des champions du monde !
LAVER l?affront de la demi-finale de la Coupe du monde 2003 et s?offrir un huitième Grand Chelem, l?objectif gargantuesque du XV de France a été réussi par les hommes de Bernard Laporte.
Samedi soir, l?entraîneur des Bleus et son équipe de revanchards avaient faim de revanche mais aussi de gloire. Celle-là même qui leur est passée sous le nez par une soirée pluvieuse de novembre 2003. Ce soir, pas de pluie qui tienne.
Emmenés par un super Yachvili et accrocheurs jusqu?au bout, les Français ont eu le dernier mot. Le premier a été anglais. Comme souvent. Pendant les vingt premières minutes, les champions du monde ont tenu le ballon puis parfaitement défendu, empêchant les Bleus d?être dangereux et les poussant à la faute. Mais cette belle entame n?a pas été concrétisée par un avantage au score puisque Barkley n?a pu transformer sa première pénalité en points (3e).
Le show Yachvili
Ce que le jeune remplaçant de l?icône Wilkinson avait manqué, Yachvili allait le réussir. Sur la première faute des Anglais concédée dans les vingt-deux mètres, le jeune demi de mêlée ne se faisait pas prier et ouvrait la marque (3-0, 22e).
Le show Yachvili pouvait commencer. Quatre minutes plus tard, le numéro 9 de l?équipe de France délivrait une véritable offrande à Harinordoquy d?un coup de pied croisé magnifique. Le troisième ligne de Pau n?avait plus qu?à aplatir dans l?en-but (8-0, 26e). Il inscrivait là son quatrième essai du Tournoi 2004.
Après une demi-heure de jeu, la France avait fait un petit pas vers son huitième Grand Chelem. Dans le sillage de Dimitri Yachvili, elle allait s?en rapprocher un peu plus. Le chef d?orchestre bleu concrétisait deux pénalités (35e, 40e) et marquait un essai de toute beauté dans les arrêts de jeu.
Le long de la touche, il tapait à suivre pour lui-même et grillait la politesse aux All White (24-3, 42e). Médusés, les tenants du Tournoi rentraient aux vestiaires avec un retard conséquent et seulement trois petits points au compteur (par Barkley juste avant la pause).
La première période avait été difficile pour les Anglais, la mi-temps sans doute aussi. C?est aussi pour cela que nos meilleurs ennemis revenaient sur le terrain très remontés. Ce qui ne les empêchait pas d?encaisser trois nouveaux points de Yachvili (24-6, 51e).
Sir Woodward était livide mais retrouvait rapidement des couleurs sur une initiative payante de Mike Catt. Le vétéran anglais envoyait Cohen à l?essai (24-11, 52e) et rappelait aux 80 000 spectateurs du Stade de France que l?Angleterre n?est pas championne du monde pour rien.
Lewsey fait trembler le Stade de France
Revenus à treize longueurs des Bleus, les Britanniques étaient plus que jamais un danger pour le huitième Grand Chelem du Coq. D?autant que le jumeau de Wilkinson, Barkley, réussissait une nouvelle pénalité (24-14, 73e) et que Lewsey n?était pas résigné. Loin de là. Sur un ballon récupéré par la muraille anglaise, l?ailier du XV de Sa Très Gracieuse Majesté refroidissait l?enceinte dionysienne (24-21, 76e). Mais il était écrit que plus rien ne serait marqué, que les Français resteraient maîtres ce soir au Stade de France et que ceux-ci remporteraient le huitième Grand Chelem de l?histoire du rugby hexagonal. Pas de quoi oublier le couac de Sydney mais une belle manière de repartir vers la conquête du titre mondial en 2007.
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