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John Kerry veut que Condoleezza Rice témoigne publiquement et sous serment
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John Kerry veut que Condoleezza Rice témoigne publiquement et sous serment
<B>LE PROBABLE</B> candidat du Parti démocrate à la présidentielle, John Kerry, a appelé samedi la conseillère de la Maison-Blanche à la Sécurité nationale, Condoleezza Rice, à témoigner publiquement et sous serment devant la commission sur les attentats du 11 septembre 2001.
Kerry a accusé l?administration Bush d?avoir entravé les travaux de la commission en écartant Rice de sa liste de responsables susceptibles de témoigner, et d?avoir voulu entacher la réputation de son ancien expert de la lutte antiterroriste, Richard Clarke.
Ce dernier a déclenché une tempête politique en mettant en question la volonté de Bush de contrer le terrorisme avant les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone, qui ont fait plus de 3.000 morts.
Rice, ancienne supérieure hiérarchique de Clarke, a pris la tête de la contre-attaque de l?administration Bush, s?exprimant à plusieurs reprises sur ce sujet à la télévision et se disant prête à témoigner devant la commission, à huis clos.
Concession insuffisante
Kerry a estimé que cette concession ne suffisait pas. ?Il s?agit de la sécurité de notre pays (...) et la réponse est que oui, vraiment elle devrait (témoigner)?, a-t-il déclaré aux journalistes lors d?une étape de sa campagne à Kansas City.
Soulignant que Rice comptait participer hier soir à l?émission ?60 minutes? de CBS ? où Clarke avait lui-même attaqué Bush le week-end précédent ? Kerry a ajouté : ?Si Condoleezza Rice trouve le temps de participer à ?60 minutes? à la télévision devant le peuple américain, elle devrait pouvoir trouver 60 minutes pour s?exprimer devant la commission, sous serment?, a-t-il déclaré.
Rice s?est déjà entretenue pendant quatre heures en privé avec les membres de la commission. Mais la Maison-Blanche estime qu?un témoignage public et sous serment créerait un fâcheux précédent pour les futurs conseillers à la Sécurité nationale.
Le débat autour du travail de prévention antiterroriste de l?administration Bush avant les attentats du 11 septembre 2001 revêt une importance stratégique en cette année électorale. Clarke, qui a servi tant sous des administrations républicaines que démocrates, a détaillé ses accusations à l?encontre de l?administration Bush dans un ouvrage : ?Against All Enemies?, devenu rapidement un best-seller.
?L?attaque lancée aujourd?hui par John Kerry contre le Dr Rice fait partie de la stratégie des démocrates pour politiser les travaux de la commission sur le 11 septembre?, a déclaré Nicolle Devenish, porte-parole de la campagne Bush.
?John Kerry cherche à faire oublier aux Américains l?inadéquation de ses idées pour la protection de l?Amérique face à de futurs attentats.?
Clarke accuse l?administration Bush d?avoir négligé la menace terroriste par rapport à l?administration de Bill Clinton, dont il a également fait partie.
<B>Patricia Wilson</B>
<B>IMAGE PUBLIQUE</B>
Le soutien à la politique de Bush contre le terrorisme en baisse
- Les accusations de Richard Clarke, l?ancien responsable de l?antiterrorisme à la Maison- Blanche, ont écorné l?image de George Bush en matière de lutte pour la sécurité des Etats-Unis, a révélé un sondage publié hier. Selon cette enquête d?opinion réalisée pour l?hebdomadaire ?Newsweek?, ils ne sont que 57% à approuver la façon dont George Bush gère la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité intérieure, contre 70% deux mois plus tôt. Le sondage a été effectué après les accusations de Richard Clarke, dans son livre ? ?Against all Enemies? (Contre tous les ennemis) ? et lors de sa déposition devant la commission sur les attentats du 11 septembre 2001. Selon l?ancien responsable de l?antiterrorisme à la Maison-Blanche, qui a démissionné en février 2003, l?administration Bush a ignoré les avertissements sur les menaces des radicaux islamistes, notamment le réseau Al Qaïda, avant les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone. Le sondage a été réalisé pour ?Newsweek? par l?institut Princeton Survey Research Associates auprès de 1.002 adultes interrogés par téléphone jeudi et vendredi. La marge d?erreur associée est de 3%.
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