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Le 12 mars en images 2
C’est le talk of the town. Un homme nu comme un ver a dansé sur la scène où avait lieu le spectacle organisé par le ministère de la Culture. L’invité surprise, un homme de 18 ans qui est en traitement psychiatrique, a provoqué l’hilarité des 10 000 personnes présentes. Mis à part cet incident, le spectacle était à la hauteur des espérances, avec de la musique traditionnelle et moderne, des danses indiennes et des ségas. Les groupes Négro Pu La Vie et Ottentik Street Brothers ont proposé les morceaux phares de leur répertoire : Shalom, Boom Explosion, L’apparence. Il n’en fallait pas plus pour ranimer une foule un peu endormie par la chaleur. Place d’Armes, sur le front de mer, petits et grands ont frappé dans leurs mains, chanté et dansé à l’unisson. Accompagnés de leurs danseuses, les Bhojpuri Boys ont rappelé que le 36e anniversaire peut se fêter au rythme des tablas, sur la mélodie entraînante de Naya Seerey. La soirée s’est terminée par des feux d’artifice qui ont illuminé le ciel port-louisien.
Loin des réjouissances, le Collectif pour un combat unitaire avait auparavant poussé la réflexion sur la misère qui règne dans certaines régions de l’île, à travers une exposition sur le thème Moris pu tu Morisyen. «Nous avons voulu décrire, à travers des photos et des coupures de presse l’autre visage de Maurice, la misère noire qui sévit dans certains villages, la précarité des chômeurs, le désespoir des victimes de casseurs, bref cette partie de la population pour laquelle rien n’a changé», confie Jack Bizlall, un des membres du Collectif. Son but est d’aller au-delà des revendications sectorielles et de trouver une unité dans la compréhension des problèmes et de l’application des solutions. Selon Jack Bizlall, la République est malade. «Je constate une cassure au niveau ethnique et sociale qui grandit à cause de l’influencece des institutions religieuses.» Mais l’avenir sera meilleure si «les jeunes apprennent à être moins égoïstes et isolés.»
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