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Arnold de retour

5 mars 2004, 20:00

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Un budget de $90 millions et des recettes globales de $ 500 millions, Terminator II : Le jour du jugement fait partie des plus grands succès de science-fiction. Sortie en 1991, cette superproduction devait égaler, sinon dépasser le succès de Terminator, premier opus sorti en 1984, qui avait rapporté près de 40 millions de dollars aux Etats-Unis. Terminator 2 deviendra une nouvelle référence en terme d?action et d?effets visuels.

A partir de techniques développées dans Abyss, James Cameron crée des images animées par ordinateur d?une qualité inégalée auparavant. Grâce à cette qualité technique et à la présence d?un Arnold Schwarzenegger époustouflant, Terminator 2 dépassera les $ 500 millions de recettes. Avec les droits annexes, dont la vidéo, la télé et le merchandising, ce film totalise plus d?un milliard de dollars de recettes.

Terminator II reprend la trame du premier : celle d?une guerre impitoyable et inévitable entre les robots et les hommes. Seul, un homme peut y mettre fin : John Connor. Après le conflit nucléaire du 29 août 1997, les rares survivants, dont leur chef John Connor, entre en résistance contre les machines qui sont devenues autonomes. Skynet, l?ordinateur qui les contrôle envoie dans le passé un deuxième Terminator, T-1000, encore plus performant. Son objectif : John durant son enfance...

Le tournage débuta le 8 octobre 1990, et dura six mois. Pour le film, l?actrice Linda Hamilton (Sarah Connor) accepta de faire de la musculation intensive, ce qui lui a donné une physionomie radicalement différente du premier.

Comme Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton assure le lien entre les deux Terminator. Victime apeurée voici sept ans, son personnage a considérablement changé. «Il existe désormais un lien très étroit entre le Terminator et Sarah Connor, une sorte de transmission de pensée. Elle est devenue une guerrière, un Terminator au féminin. Sa réalité se trouve dans le futur, dans le monde des androïdes. La substance dramatique de Terminator 2 tient dans la possibilité qui lui est donnée de renverser le cours de l?histoire.»

Face à ce succès, James Cameron reste fier. «Terminator m?est très cher. Le film s?est imposé en tant que phénomène culturel car il répond à un besoin psychologique du public. Le Terminator symbolise le versant obscur de l?âme humaine. C?est une créature délivrée de toute contrainte morale, ayant la possibilité de faire exactement ce qu?elle désire lorsqu?elle le désire.»

Arnold Schwarzenegger, qui a tout fait pour que cette suite voie le jour, n?a pas caché sa satisfaction devant les excellents résultats de Terminator II. Son personnage de cyborg se transforme en protecteur de John Connor. Il se retrouvera confronté au T-1000, un cyborg extrêmement redoutable. «Il était bien plus intéressant de présenter un Terminator positif qu?un Terminator négatif. Mes préférences vont au bon et au mauvais Terminator, parce que je considère qu?interpréter une machine est un véritable challenge.»

L?acteur a repris, en 2003, le rôle du cyborg dans Terminator III : le soulèvement des machines. Un retour gagnant pour Arnold : plus de $ 100 millions de recettes.

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