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Une école et une usine fermées provisoirement à Rose-Belle

2 mars 2004, 20:00

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PSYCHOSE. L?inquiétude est à son apogée à l?école du gouvernement de Rose-Belle North. Six jours après l?intoxication d?une dizaine d?élèves, une nouvelle vague de malaises a fait surface hier. Sept écoliers et cinq enseignants ont dû être transportés à l?hôpital Jawaharlal-Nehru pour d?irritations aux yeux, au nez et à la gorge.

Selon une enquête du ministère de l?Environnement, le problème proviendrait de l?usine Alcodis, située à 300m de l?école. L?usine, qui produit de l?alcool, a rouvert ses portes il y a quelques semaines après avoir cessé ses activités un moment. Elle a été fermée provisoirement par le ministère, de même que l?école.

?Nous avons émis une prohibition notice pour que l?usine cesse ses opérations jusqu?à ce qu?un audit complet soit effectué et le problème résolu??, a déclaré le ministre de l?Environnement, Rajesh Bhagwan à l?express hier soir.

Depuis trois jours, des cadres de son ministère menaient l?enquête et avaient mis l?usine sous étroite surveillance. Hier matin, le directeur de l?Environnement, Raj Prayag, devait constater qu?une forte odeur nauséabonde émanant de l?usine provoquait des troubles.

?Je ne suis pas responsable?

Mais, le directeur d?Alcodis, Jérôme Harel, réplique : ?Je ne suis pas le responsable des malaises.? Le ministère de l?Education a pris la décision de fermer l?école. La réouverture ne se fera que si les écoliers ne courent plus aucun risque.

Hier déjà, l?école a été fermée à midi pour cause de malaises. ?Si nous perdons trois ou quatre jours de classes, nous les remplacerons dans les congés?, souligne Steven Obeegadoo.

Vers 11h30, des élèves se sentent mal en respirant ?une odeur aiguë?. Leurs yeux et leur nez brûlent. Ils ont la gorge irritée. Certains ont la nausée et ont des douleurs à la tête. Les élèves intoxiqués sont transportés à l?hôpital Jawaharlall-Nehru. Ils sont rejoints par des enseignantes.

Luxchumeebye Puddoo, institutrice, raconte qu?elle a ressenti un malaise. ?Mes yeux sont devenus rouges et j?ai eu le vertige.? Quatre autres professeurs ont été intoxiqués et une enseignante a perdu connaissance avant d?être transportée à l?hôpital. ?Toutes ont reçu les soins nécessaires?, poursuit Luxchumee-bye Puddoo. ?Nous avons pu rentrer après avoir reçu des médicaments.?

C?est en entendant un communiqué à la radio vers midi que les parents apprennent le problème. L?administration décide alors de fermer l?école la journée. ?C?était un grand bouleversement?, confie une enseignante. Les parents étaient ?affolés? quand ils sont venus récupérer leurs enfants.

A 13h20, des parents dans la cour de l?école cherchent des explications. Certains sont très remontés contre les autorités qu?ils accusent d?immobilisme. Ils sont inquiets pour la santé des enfants car ils ignorent toujours les causes de cette pollution. D?autres sont révoltés par cette ?situation qui dure depuis trop longtemps.?

Bon nombre d?entre eux ne cachent pas leur colère à Arvin Boolell, député travailliste de la circonscription, qui essayait de calmer les esprits. Ils disent être fatigués ?d?entendre les mêmes choses depuis cinq mois.?

Ashik Junglee, conseiller technique à la General Purpose Teachers? Union, demande que tous ceux concernés subissent un examen approfondi. ?On ne peut prendre ce cas à la légère. C?est la troisième fois que cela arrive en peu de temps. Intolérable?.

En octobre dernier déjà, des malaises du même type avaient été ressentis. L?usine était alors pointée du doigt par des parents. Les autorités devaient conclure après enquête qu?un potager dans l?enceinte de l?école était en cause. Les pesticides aspergés sur les légumes en étaient la cause du problème, estimaient-elles alors.

ÉDUCATION

Obeegadoo part en mini-inspection

  • Visite-surprise à l?école Lady P. K. Boolell, à Montagne-Blanche, et officielle au collège d?Etat de Sébastopol. C?était à l?agenda du ministre de l?Education, Steven Obeegadoo, à la mi-journée hier. Sa dernière tournée dans les écoles date du 27 janvier. La visite au collège de Sébastopol avait pour but de constater l?avancée des travaux du bâtiment qui abritera les laboratoires et la classe informatique. Les infrastructures seront prêtes fin mars, promettent les entrepreneurs qui devaient livrer les clés il y a un? an. Ce retard est cause d?énervement pour l?association parents-enseignants qui s?en est plainte à maintes reprises auprès du ministère de l?Education. ?Voilà l?exemple d?un retard indépendant de notre volonté, explique le ministre, et qui nous met dans l?embarras. Nous n?y pouvons rien et ces retards dans les constructions ne doivent pas causer des débordements.? Moment de stupeur à l?école du gouvernement, Lady P.K. Boolell à l?arrivée du ministre Obeegadoo accompagné de quelques officiers et des trois députés de l?endroit, Ajay Gunness, Racheed Daureeawoo et Mookhesswur Choonee. Rien à signaler : une petite ronde révèle que l?école est bien tenue. Le seul problème majeur, c?est l?étroitesse des lieux pour les quelque 900 élèves de l?établissement. ?Nous ajouterons un étage sur un des bâtiments de l?école mais en temps et lieu?, souligne le ministre. Un petit bout de terrain sera aussi annexé afin d?agrandir la cour de récréation.

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