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Glover : «Il faut réécrire le MBC Act»
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Glover : «Il faut réécrire le MBC Act»
Sir Victor Glover, chargé d?examiner le Mauritius Broadcasting Corporation Act, dans le cadre d?éventuels changements n?y va de main morte. La législation ne mérite pas d?être revue mais récrite complètement. L?ex-chef juge est d?avis que la plus grosse «bourde» de la loi est que certaines dispositions prévoient une impartialité et une indépendance à la MBC alors que d?autres dispositions permettent au ministre de donner des directives au conseil d?administration.
La publication de ce rapport intervient sur fond de scandales à la MBC, dont la récente suspension d?un directeur pour allégation de harcèlement sexuel ; la poursuite en justice d?un journaliste-syndicaliste accusé d?avoir insulté un collègue ; le départ d?une présentatrice qui a aussi porter des allégations de harcèlement sexuel contre un réalisateur; et la démission du président du conseil d?administration, Nasir Ramtoolah.
L?ambition de la MBC, recommande Sir Victor Glover, serait de viser à la «neutrality and acuracy in its broadcast», de s?abstenir d?offrir des publicités gratuites, d?accorder un droit de réponse (fair hearing) à toute personne identifiée dans une émission, entre autres.
Manque à Gagner
Le rapport se préoccupe de la situation financière précaire de la MBC. L?arrivée des radios privées a diminué les recettes publicitaires. La récente hausse dans la redevance ne palliera pas ce manque à gagner en raison des recommandations du Pay Research Bureau (PRB).
L?auteur du rapport trouve «inapproprié» le «contrôle» total exercé par le ministre sur les finances de la MBC. Il trouve injuste que des Rs 400 millions de ses recettes, Rs 50 millions servent à rétribuer l?Independent Broadcasting Authority et Multi Carrrier, entre autres. Il pense que l?Etat aurait pu se charger de ces paiements permettant ainsi à la corporation d?investir dans l?achat d?équipements et dans la formation de son personnel technique.
Le rapport fait ressortir que la MBC est «overstaffed». Le personnel compétent est peu nombreux dans le service rédactionnel, la production et la présentation. Sir Victor Glover a trouvé qu?il y a eu abus dans le recrutement des «freelances» et ce, privilégiant une politique de copinage.
Concernant la programmation, Sir Victor Glover constate que le directeur général n?a pas suivi les procédures. Ce dernier doit soumettre une «programme schedule» au conseil d?administration après consultation avec le Programme Committee and the General Advisory Council trois mois avant la diffusion.
La langue anglaise reste le parent pauvre de la programmation, ajoute l?auteur du rapport qui déplore également l?absence d?une chaîne culturelle ou du savoir. Sir Victor Glover dit ne pas comprendre comment le conseil d?administration peut déléguer ses pouvoirs à quatre comités chargés de la programmation, des finances et du recrutement, entre autres. Il s?interroge ainsi sur l?utilité dudit conseil.
Sir Victor Glover reste convaincu que le directeur général est la personne «who controls and manages the MBC» et ce «subject to his compliance wih the board policy decisions». Il conclut que le poste du directeur général adjoint n?est pas pertinent à la MBC.
Recrutement d?un Managing Director
Sir Victor Glover estime que la politique de la MBC, le contrôle de ses finances, ses recrutements doivent être exercés par un Board of Governors comprenant le président et huit autres membres. Le gestionnaire de la MBC sera un Chief Executive Officer aussi appelé un Managing Director possédant une expérience de 5 ans dans le domaine de l?audiovisuelle.
Ce rapport qualifié d?assez «général» par les membres du gouvernement, a été aussi jugé «décevant» par les membres du conseil d?administration.
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