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Daureeawoo reste président du comité sur l?Icac
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Daureeawoo reste président du comité sur l?Icac
ON ASSISTE à un revirement de la situation. Alors que l?on semblait s?acheminer vers un remplacement de Racheed Daureeawoo à la présidence du comité parlementaire de l?Independent Commission against Corruption (Icac), ce dernier est maintenu à son poste.
Son éviction avait été proposée par les membres de l?opposition siégeant au sein du comité, à la suite de la motion de blâme qu?ils avaient votée contre le président. Pour cette raison, ces derniers ont boycotté hier la réunion du comité parlementaire présidée par Racheed Daureeawoo.
Outre les cinq membres de la majorité, étaient présents les commissaires Navin Beekarry, Moussa Taujoo et Gérard Bisasur. Le comité a épluché les dépenses de l?Icac.
L?opposition justifie son absence par le fait qu?elle a voté une motion de blâme contre Racheed Daureeawoo pour le destituer.Elle estime qu?il est un obstacle au bon fonctionnement du comité.
La confusion règne autour de la présentation de cette motion. Les membres de la majorité soutiennent que la séance avait déjà été levée quand la motion a été présentée. L?opposition, elle, maintient que les procédures ayant trait à l?ajournement n?ont pas été suivies.
?Sauver la face?
Une rencontre entre le Speaker, Dev Ramnah et les parlementaires des deux côtés de la Chambre donnait l?impression qu?on s?accorderait sur le départ du président et qu?il ne restait qu?à en définir les modalités.
Le sentiment dominant était qu?un ?face saving device? avait été trouvé pour le départ du président. Plusieurs options avaient été envisagées : soit un départ programmé dans un mois, soit le président présentait lui-même sa démission. Même des membres de la majorité semblaient aller dans cette direction. Aucun consensus n?ayant finalement été trouvé, le président du comité reste à son poste.
Une des raisons justifiant le maintien de Racheed Daureeawoo à la tête du comité serait le soutien dont il bénéficierait de la part des responsables du Mouvement socialiste militant (MSM). C?est du moins l?avis qu?a exprimé hier un dirigeant de l?opposition : ?Je n?ai aucun doute que les dirigeants du MSM veulent le maintien de Daureeawoo à son poste.?
Samedi, l?opposition a adressé une lettre au speaker proposant la désignation d?un autre président. Une copie de cette lettre a été expédiée au président de la République, au Premier ministre et au leader de l?opposition.
Le comité, affirment les membres de l?opposition, ?ne fonctionne pas convenablement et ne respecte pas les procédures parlementaires?. L?opposition allègue notamment que l?ordre du jour des réunions est imposé de manière ?arbitraire et capricieuse? et sans consultation avec les membres de l?instance.
Outre l?examen des dépenses encourues par l?Icac, plusieurs correspondances adressées par des membres du public à la commission ont été épluchées hier. Interrogé, un membre du comité a confirmé que ces correspondances étaient bien liées aux doléances du public mais il s?est abstenu de donner de plus amples détails. Idem pour Racheed Daureeawoo qui s?est refusé à tout commentaire : ?C?était une réunion de routine. Nous avons travaillé comme le fait le Public Accounts Committee. Notre tâche se poursuit.?
Pour l?année financière 2002-2003, soit pour sa première année d?opération, l?Icac a bénéficié d?un budget de Rs 51 millions, constitué par les grants du gouvernement. Au 30 juin 2003, les principales dépenses étaient liées aux salaires (Rs 16 millions) et à l?achat des véhicules des membres de l?Icac (Rs 17 millions). L?année financière suivante le budget accordé à l?Icac est passé à Rs 100 millions.
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