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L?Unesco collabore contre l?échec scolaire

19 février 2004, 20:00

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L?UNESCO vient en aide au gouvernement pour contrer l?échec scolaire. Quelques heures avant son départ hier, Koïchiro Matsuura, son directeur général, a signé un accord à l?école primaire de Pointe-aux-Piments. Le projet vise à améliorer la performance des enfants et la qualité de l?éducation primaire. L?utilisation de la langue maternelle à l?école est l?un des trois axes de cette stratégie. Ce projet, d?un coût de Rs 2,8 millions, sera financé par Japanese Funds in Trust for Capacity Building of Human Resources.

Avec un taux d?échec de 78,2 % aux derniers examens du CPE, la Pointe-aux-Piments G.S. est en première ligne des bénéficiaires. En choisissant cette école pour la signature de l?accord, le gouvernement veut témoigner de sa volonté de faire reculer le taux d?échec.

Le ministre Steven Obeegadoo a déclaré que le projet fait partie du plan de réforme de l?éducation nationale. Comment les autorités comptent-elles s?y prendre pour atteindre leur objectif ? Le ministre mentionne trois axes : (i) une analyse critique des causes de l?échec scolaire, (ii) la formation des enseignants autour d?un renouvellement pédagogique et (iii) la reconnaissance du rôle fondamental de la langue maternelle dans le processus d?apprentissage. ?C?est bien l?ignorance de la langue maternelle qui est la cause principale de l?échec scolaire?, a souligné Steve Obegadoo. Selon lui, la présentation du projet coïncide avec le débat autour des langues. ?Il se dégage en ce moment un consensus en faveur de la reconnaissance de la langue maternelle à l?école.?

Travail de longue haleine

Il est ainsi question de l?élaboration d?un projet pilote pour l?utilisation des langues de l?environnement de l?enfant comme médium d?enseignement durant les premières années du cycle primaire et pour les classes de pre-vocational education.

Le directeur de l?Unesco a souligné que l?amélioration de la qualité de l?éducation est un travail de longue haleine. Koïchiro Matsuura a cité l?exemple du Japon, son pays d?origine : ?Même si le Japon est un pays développé, c?est un thème national sur lequel on continue à débattre. Tout le monde est d?accord pour améliorer l?éducation mais il n?y a pas de consensus sur les moyens à adopter pour atteindre cet objectif.?

Par rapport à la question des langues, il a dit que le japonais est enseigné à l?école et que c?est une langue très difficile à apprendre. ?Vous avez l?avantage d?apprendre d?autres langues étrangères à l?école?, a rappelé le directeur de l?Unesco. Le projet démarrera en mars prochain et s?achèvera en juillet 2005.

Au calendrier de ces 17 mois de travail, on relève la tenue d?un séminaire national sur l?échec scolaire. Selon les cadres de l?Education, ce séminaire, auquel participeront des experts étrangers et des représentants des agences de financement internationales, sera un élément capital dans l?élaboration d?un nouveau projet pédagogique. Le ministère planche déjà sur une pédagogie interactive et ?centrée sur l?enfant?. Sa réussite repose sur les enseignants. D?où l?importance accordée à la formation du personnel enseignant et des encadreurs.

Le programme prévoit la formation d?un premier groupe de 40 enseignants et de 50 inspecteurs. Ils auront pour mission d?assurer la mise en pratique de la méthode du contrôle continu en classe. Il s?agit là d?un des moyens permettant un suivi régulier du progrès de l?élève.

Plusieurs experts de l?Unesco participeront à ces ateliers de formation.

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