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Des bateliers ne veulent pas de la billetterie
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Des bateliers ne veulent pas de la billetterie
La Trou-d?Eau-Douce Pleasure Craft Association s?oppose à l?ouverture d?une seule billetterie pour tous les bateliers dans le centre d?accueil. Construite par le ministère du Tourisme à proximité du four à chaux à Le Maho, cette nouvelle infrastructure, qui devait entrer en opération incessamment, vise à harmoniser les activités des opérateurs de bateaux de plaisance assurant la traversée entre le village et l?ïle-aux-Cerfs et d?autres destinations touristiques très prisées.
Le président de l?association, Prem Beerbul, estime que le bâtiment est trop petit pour accueillir quelque 300 visiteurs par jour. ?Le village compte actuellement une vingtaine de points de vente de billets dans différentes parties du village. Il est pratiquement impossible de remplacer ces billetteries individuelles par un seul guichet pour tous les opérateurs?, explique-t-il.
<B>?Il ne nous restera que des miettes?</B>
Prem Beerbul craint qu?avec la disparition des billetteries individuelles les bateliers perdent un grand nombre de leurs clients. Cela poserait aussi, dit-il, un grave problème social dans le village, étant donné que quelque 300 employés des billetteries perdraient leur emploi. ?Actuellement, 60 % des passagers se tournent vers les établissements hôteliers qui opèrent des catamarans pour la croisière. Les 40 % qui restent sont partagés entre une centaine d?opérateurs. Si nous changeons de base d?opération, nous allons automatiquement perdre des clients au profit des établissements hôteliers de la région. La compétition entre les bateliers sera aussi plus féroce?, soutient-il.
Jean-Claude Dardenne, propriétaire de bateaux de plaisance, n?approuve pas la façon de faire du gouvernement. ?Il faut que les établissements hôteliers soient aussi canalisés vers la billetterie. Au cas contraire il ne nous restera que des miettes?, dit-il.
L?absence de sécurité au point d?embarquement à Le Maho, où une jetée est construite, est l?autre point de désaccord. Selon des bateliers, la forte brise hivernale, qui souffle à cet endroit, rend la navigation périlleuse. ?Le ponton du débarcadère, construit depuis quinze ans, offre plus de sécurité aux passagers à l?embarquement?, soutient Prem Beerbul.
Selon lui, le centre d?accueil a été construit dans un endroit où il n?y a pas suffisamment de facilités de parking. De plus, dit-il, Le Maho se trouve sur une courbe et le stationnement de véhicule représenterait un danger potentiel.
Prem Beerbul déplore l?absence de consultation du gouvernement avec les bateliers avant d?aller de l?avant avec un tel projet. Il compte solliciter une rencontre avec le nouveau ministre du Tourisme, Anil Gayan, en vue de discuter de la question.
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