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MBC : la fronde anti-Maunick s?accentue

15 février 2004, 20:00

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?Des deux heures que dure la conférence de rédaction, une demi-heure est consacrée à l?information. Le reste est dévoué à d?outrageux commentaires sexuels et à des attaques personnelles.? La journaliste Valérie Kallee, dans une lettre remise à la direction de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC), cite des exemples du langage ?vulgaire? qu?aurait utilisé Jacques Maunick. Le courrier va au-delà de l?accusation provisoire de harcèlement contre le directeur de la radio. Elle est très critique sur l?attitude qu?aurait eue Jacques Maunick envers la rédaction, composée d?une vingtaine de journalistes, dont 15 éléments féminins.

Interrogé, Jacques Maunick s?est abstenu de faire des commentaires, demandant de nous adresser à son avocat, Me Ivan Collendavelloo.L?express a essayé en vain d?avoir une déclaration de ce dernier.

La lettre s?insère dans le sillage de l?enquête interne à la MBC après les allégations de harcèlement sexuel de Valérie Kallee à l?égard de Jacques Maunick. Ce dernier, en congé depuis, a été arrêté puis remis en liberté conditionnelle. La lettre est jalonnée d?exemples de propos qu?il aurait tenus. Ils concernent les remarques sur l?anatomie des éléments féminins de la rédaction. ?J?ai vu tant de personnes sur la liste noire après une tentative de s?exprimer afin qu?il arrête avec ses blagues vulgaires.?

Valérie Kallee poursuit : ?Ces trois ans passés avec Jacques Maunick peuvent être décrits comme des plus humiliants, dégradants...? Pendant les deux heures de la conférence, dit-elle, ?les journalistes ne sont que des otages?.

Cette affaire démarre le 26 janvier quand la journaliste, lors de la conférence, dit avoir été harcelée par son supérieur avec son invitation répétitive ?à prendre un pot?. Jacques Maunick, présentant ses excuses, admet s?être aventuré ?un peu loin?.

Selon le Sex Discrimination Act, toute personne jugée coupable d?harcèlement est passible d?une amende de maximum Rs 100 000 et d?une peine d?emprisonnement de deux ans. La loi définit deux types de harcèlement : les avances dérangeantes de nature sexuelle et l??unwelcome conduct? de nature sexuelle envers cette personne.

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