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Tisse sa toile sur Canal +
Spectaculaire ! Spider-Man, l?adaptation cinématographique du comic book Marvel, offre un condensé réussi de tout ce qu?Hollywood peut faire. 400 millions de dollars de recettes. Rien que ça ! Multipliant les effets visuels et techniques, le petit bijou de Sam Raimi est une balade époustouflante entre les gratte-ciel new-yorkais. A suivre ce soir à 20h05 sur Canal+.
Spider-Man est sans conteste un divertissement haut de gamme. Rythme soutenu, effets spéciaux grand luxe, cascades en apesanteur, plus une bonne dose d?humour. La recette a de quoi faire rougir. Coiffant au poteau les dinosaures de Steven Spielberg et le petit sorcier de Chris Colombus, Spider-Man a pulvérisé tous les records financiers, la technologie aidant.
Sam Raimi s?empare du mythe de l?homme-araignée créé par Stan Lee et Steve Ditko en 1962. Il lui donne vie avec une fidélité sans faille. Le réalisateur, fan de la première heure, à l?aise dans le registre fantastique comme dans l?envolée visuelle, ne rate pas sa cible. Son savoir-faire, révélé dans Darkman et Evil Dead, ainsi que dans la série télévisée Xena la guerrière, dont il est le producteur exécutif, s?habille de toute sa splendeur dans Spider-Man.
De buildings en gratte-ciel, Spider-Man, le Tarzan des villes, sort du comic book pour se greffer majestueusement sur l?écran. Moulé dans son costume, copie conforme de l?original, Spider-Man fait fort. Le tissu imprimé avec un motif rectangulaire, réalisé par ordinateur, comporte près de cent vingt motifs sérigraphiés. Pas étonnant donc qu?il ait fallu six mois de développement avant de réaliser le costume, conçu à vingt exemplaires au coût de $ 100 000 pièce. Il ne faut pas non plus s?étonner que quatre de ces pièces aient été dérobées lors du tournage.
La réussite de Spider-Man ne se conjugue toutefois pas uniquement à coup d?effets spéciaux. Sam Raimi tient également un casting de choix. Tobey Maguire se confond parfaitement dans la peau de Peter Parker, Kirsten Dunst, l?enfant star révélée dans Entretien avec un vampire, et le charismatique Willem Dafoe, habitué à jouer les personnages peu reluisants, impeccable dans le costume du bouffon vert. Spider-Man ne se contente pas de faire affronter le Bien et le Mal, il focalise également sur l?homme.
Adolescent d?origine modeste, Peter Parker est loin d?être un demi-Dieu. Jeune homme gaffeur, timide et plutôt complexé, il franchit difficilement le cap de l?adolescence. Foncièrement proche de nous, Peter Parker a en plus une faiblesse : la jolie Mary-Jane Watson, dont il a toujours été amoureux. Devenu un super-héros bondissant, le jeune Parker fera son apprentissage de la vie à la dure. Sam Raimi file la métaphore de cet apprentissage en confrontant le héros avec ses responsabilités. On note au passage, un charmant baiser échangé à l?envers, des ralentis enchanteurs et le reflet post-mortem des Twin Towers dans les yeux arachnéens de Peter Parker.
D?un esthétisme rare, Spider-Man est un grand film d?aventures. Destiné au grand public, le réalisme et la réalisation stylisée de Spider-Man laissent peu de place à la longueur et aux stéréotypes. L?intrigue tient la route, le scénario déploie chaque ficelle de la machinerie avec délectation.
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