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Bush ne veut pas d?enquête indépendante sur les armes de destruction massive
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Bush ne veut pas d?enquête indépendante sur les armes de destruction massive
La Maison Blanche a rejeté, jeudi 29 janvier, les demandes de création d?une commission d?enquête indépendante sur les erreurs d?évaluation des services de renseignement américains à propos des armes de destruction massive irakiennes.
Au lendemain de la publication, à Londres, du rapport Hutton exonérant Tony Blair de manipulations du dossier gouvernemental sur les armements irakiens de septembre 2002, les responsables de l?administration Bush ont pris soin de ne pas donner de munitions à l?opposition démocrate.
Pour la deuxième journée consécutive, la Maison Blanche a souligné qu?il n?était pas question de lancer une telle enquête tant que les recherches engagées en Irak par les experts américains en armes chimiques et biologiques ne seraient pas achevées. «Quand nous aurons un tableau définitif qui nous permettra de comparer ce que nous savions alors avec ce que nous avons maintenant découvert, le moment sera alors venu de s?interroger», a déclaré à la chaîne de télévision CBS la conseillère du président George W. Bush pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, a, quant à lui, rappelé que l?Agence centrale de renseignement américaine (CIA) menait une enquête interne et a renvoyé, lui aussi, toute idée d?une enquête indépendante à plus tard. «Il est important de laisser les experts rassembler tous les faits et finir leurs travaux», a déclaré M. McClellan en se refusant à prédire s?ils auront achevé leur tâche avant l?élection présidentielle américaine du 2 novembre.
M. Bush et ses conseillers ont cessé de proclamer leurs certitudes que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive et qu?il pouvait à tout moment les mettre à la disposition de groupes terroristes. Il y a une semaine, dans son discours annuel sur l?état de l?Union, George W. Bush avait usé de propos ambigus préférant désormais parler des «activités liées aux programmes d?armes de destruction massive» irakiennes.
«C?ÉTAIT LE POINT DE VUE DE NOS SERVICES»
La Maison Blanche est maintenant clairement sur la défensive et cherche à limiter les dégâts depuis que l?ancien chef des experts américains, David Kay, qui a quitté ses fonctions le week-end dernier, répète jour après jour que les ADM irakiennes n?existent sans doute pas et est favorable à une enquête sur le travail des services de renseignement.
Elle rejette les critiques de ses adversaires l?accusant d?avoir volontairement ou non manipulé les analyses des services de renseignement pour déclencher la guerre, en s?appuyant sur certaines des déclarations de David Kay et en notant qu?une grande partie de la communauté internationale avait cru comme Washington et Londres à l?existence des ADM irakiennes, avant l?invasion. «C?était le point de vue de nos services de renseignement, mais aussi de tous les services de renseignement autour du monde, y compris de dirigeants de pays opposés à la guerre», a déclaré Mme Rice.
Dans l?entourage de M. Bush, on souligne également que l?administration précédente du démocrate Bill Clinton était du même avis et que s?il y avait eu exagération sur les menaces irakiennes, elles provenaient de la presse et non du gouvernement.
@ Le Monde News Service
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