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1er Février, une diversité de commémorations
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1er Février, une diversité de commémorations
TRANSCENDER les souffrances. Cela fait cent soixante neuf ans que les chaînes sont tombées. Dépasser la ?vision misérabiliste? pour mettre en lumière l?envergure de la créativité inhérente à l?esclavage, son poids déterminant dans la naissance de l?identité mauricienne, sa culture, ses questionnements. C?est l?état d?esprit adopté par Jocelyn Chan Low, directeur du Centre culturel mauricien, et ses associés pour la commémoration du 1er février.
Plusieurs activités sont prévues. Exposition, séminaires, projection de film, concours d?affiches culmineront avec un concert populaire : ?Anou Fet Liberté?. Rendez-vous le dimanche 1er février à 16 heures au terrain de football de Bel-Air-Rivière-Sèche. Natty Jah et le groupe Gérard Louis, Blakkayo et les autres membres d?Otentik Street Brothers, Mo Mam Twa, Nancy Dérougère et Zot Sa sont quelques-uns des artistes attendus sur scène. Une affiche alléchante qui succédera à la cérémonie protocolaire de dépôt de gerbes prévue dans la matinée.
En sus de fleurir le Monument aux Esclaves à Pointe-Canon, Mahébourg, les officiels se rendront à Camp-Malgache, Curepipe, sur la propriété sucrière de Constance, aux caves de Roches-Noires, à l?Albion Dock et à la stèle des Chagossiens au Quai C à Port-Louis. De son côté, l?association socioculturelle des rastafaris a choisi de se recueillir à Trou-Chenille, ancien village près du Morne où les esclaves se seraient jetés dans le vide.
Ce véritable parcours de l?esclave, pris dans sa dimension régionale et internationale, sera le sujet de l?exposition d?affiches qui établira ses quartiers à la salle d??uvres de la paroisse du Saint-Esprit à Bel-Air, du 30 janvier au 3 février. Articulée autour des idées maîtresses : Esclavage-Résistance-Abolition, elle a pour objectif ?d?éviter une lecture fragmentée, voire ethnicisée de l?Histoire.? Perspective d?ouverture initiée par l?Unesco qui a placé 2004 sous le signe de la Commémoration de la lutte contre l?esclavage et son abolition.
Cette décision coïncide avec le bicentenaire de la révolution haïtienne, ?symbole de l?esclavage discontinué par l?esclave lui-même?. Les affiches seront couplées avec une exposition d?instruments traditionnels dont le bobre, le kora, le balafron et le zèse.
La MBC a, pour sa part, programmé le film Adanggaman pour 20 heures le dimanche 1er février. Réalisé par Roger Gnoan M?Bala, l?intrigue de ce long métrage se déroule au 17e siècle, dans un village africain qui semble avoir échappé comme par miracle à la chasse aux esclaves du roi Adanggaman. Une trêve de courte durée.
Le Mauritius College of the Air lancera, lui, Le Marronnage à l?Ile Maurice le lundi 2 février. Réalisé par Sylvio Hécube et regroupant les interventions de Sydney Selvon, Benjamin Moutou et Monseigneur Amédée Nagapen, ce documentaire de 35 minutes s?attache à la ?manifestation classique du refus de la condition servile, le marronnage.?
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