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Week-end sanglant

18 janvier 2004, 20:00

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TOUT était calme hier dans la ruelle Alexandre Hugues, à Bain-des-Dames. Le passage est désert et chacun vaque à ses occupations dominicales. Pourtant, dans la nuit de samedi à dimanche, un drame a bouleversé ce quartier populaire de la capitale. Diana Peerahoo, 31 ans, concubine de Alain Souza, un peintre de 37 ans, a été retrouvée morte dans son lit par la police vers 2 h 30 du matin. Le présumé agresseur, le compagnon de la victime, a été arrêté. Une dispute serait à l?origine du crime.

Le Dr Satish Boolell, le médecin légiste qui a pratiqué l?autopsie hier matin, attribue le décès à la strangulation. Une reconstitution des faits s?est déroulée dans la matinée.

Diana Peerahoo et Alain Souza sont arrivés rue Alexandre Hugues il y a six mois. Ils y louent une partie du rez-de-chaussée d?une maison. Dans la cour se trouvent d?autres habitations, dont celle du propriétaire. En tout, une quinzaine de personnes se trouvent donc dans le proche voisinage de Diana et Alain. Pourtant, personne n?entendra la dispute éclater samedi soir.

Un couple sans histoire

Personne ne remarque non plus rien d?anormal dans le comportement du couple. Il faut dire que Diana et Alain sont de nature discrète. Personne ne les connaît vraiment. ?On n?a jamais eu de problème avec eux. Nou pas conné ki ler zot rentré, ki ler zotte sorti. Zotte ti bien tranquille?, témoigne le propriétaire.

Le matin du drame, le compagnon de la victime alerte la police. Il est 2 h 30 lorsqu?il se présente aux Casernes centrales. Là, il fait état d?une dispute avec sa compagne. Il raconte qu?il l?a agressée et qu?elle est inconsciente.

La police ne tarde pas à se rendre sur place. L?homme les accompagne. En arrivant, les policiers découvrent sur le lit un corps recroquevillé, enveloppé dans un drap. Le corps de la jeune femme est inerte. Le médecin du Service d?aide médicale d?urgence, appelé sur les lieux, confirme la mort. Alain Souza est emmené aux Casernes centrales.

Pendant ce temps, la rue Alexandre Hugues dort profondément. Et ce n?est pas les mouvements incessants des véhicules de police qui réveille le voisinage. Ce n?est que vers 5 heures qu?une proche du propriétaire, en se préparant pour ses prières quotidiennes, découvre des policiers dans la cour. Aussitôt, elle avertit sa famille. ?La police avait déjà transporté le cadavre. Hormis la police, il n?y avait personne d?autre. Tout était tranquille?, raconte le propriétaire.

La nouvelle du meurtre se répand rapidement dans le quartier. Personne cependant ne viendra devant la demeure de la victime, comme il est d?habitude lors de pareils drames. Un manque intérêt qui se remarqua plus tard, au moment de la reconstitution des faits, vers midi.

Pour l?heure, plus d?un s?interroge sur les causes de la dispute ayant conduit au drame. La police enquête pour savoir si la jalousie ne serait pas le mobile du crime.

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