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Un Français victime de deux vols en deux mois

31 décembre 2003, 20:00

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PIERRE Emmanuel Bonnet des Arnoux ne sait plus que faire. Reporter à Le Journal du Parlement, ce ressortissant français a été victime de deux cambriolages en l?espace de deux mois. Dans la soirée de lundi à mardi, il a été dévalisé alors qu?il était de sortie avec des amis. Le butin emporté par les voleurs s?élève à Rs 160 000.

?Cela fait des années que je viens à Maurice. Je loue toujours le même campement à Pointe-aux-Canonniers et je n?ai jamais eu de problème. Et voilà, tout d?un coup, je suis victime de deux cambriolages en deux mois.?

Le journaliste dénonce aussi le fait que la police de la localité ne lui ait toujours pas fait parvenir une copie de sa déclaration de vol pour être remise à sa compagnie d?assurances. Il raconte sa mésaventure.

Ce soir-là, vers 21 heures, Pierre Emmanuel Bonnet des Arnoux se rend, comme à son habitude, au restaurant Don Camillo avec un ami pour y dîner. Ils sont de retour vers 23 heures. ?Tout était parfaitement en ordre au rez-de-chaussée. Mais quand je suis monté au premier étage, j?ai découvert que les chambres avaient été cambriolées.? Les deux amis constatent avec stupeur que tout le premier étage avait été mis sens dessus dessous. Des vêtements, qui étaient soigneusement rangés dans les armoires et les valises jonchent le sol. Les portes des armoires avaient été forcées et la serrure d?une des deux chambres, fermée à clef, endommagée.

L?inventaire des effets emportés est lourd : les cambrioleurs ont emporté un ordinateur portable, deux téléphones mobiles et divers bijoux, le tout pour une valeur de Rs 160 000. Fait surprenant, note le journaliste, les cambrioleurs ont pris soin de retirer l?ordinateur portable de sa mallette - qui était verrouillée à l?aide d?un cadenas - avant de l?emporter. Le chargeur de l?appareil, connecté à une prise électrique dans une autre pièce, a également été emporté. ?Ils auraient très bien pu prendre la mallette et s?en aller. Je ne comprends pas pourquoi ils ont retiré le portable de son étui.?

Mandée sur les lieux, la police arrive quelques instants plus tard. Ils constatent les dégâts et relèvent des empreintes digitales sur la porte du balcon et les murs. Les premières indications donnent à penser que les voleurs ont forcé la porte du balcon, au premier étage, pour pénétrer dans la maison. Cependant, les cartes de crédit, appareils électroménagers, et autres objets de grande valeur qui se trouvaient au rez-de-chaussée, n?ont pas été emportés.

Les soupçons de Pierre Emmanuel Bonnet des Arnoux se portent sur des individus de la localité : ?C?est bizarre que ces vols n?ont lieu que quand je suis à Maurice. Le deuxième cambriolage s?est produit quelques jours après l?arrivée d?un ami venu s?installer le temps des vacances.?

?Nous nous sommes rendus au poste de police pour y consigner une déposition. Nous en sommes ressortis vers trois heures du matin.? Le journaliste dit avoir réclamé aux policiers une copie de la déclaration de vol, pour lui et son ami, afin d?être remise à leur assureur. ?Je n?ai toujours rien reçu à ce jour. Sans ce document, impossible de me faire rembourser par ma compagnie d?assurances?, fulmine-t-il. Les auteurs du premier vol, survenu en octobre dernier, n?ont toujours pas été retrouvés, ajoute-t-il. La valeur du butin s?élevait alors à Rs 250 000.

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