Publicité
La Marina, nouveau port d?attache de la cuisine
Par
Partager cet article
La Marina, nouveau port d?attache de la cuisine
Grimper l?escalier extérieur menant à La Marina, c?est s?embarquer pour une croisière gastronomique. Sur le pont ? un spacieux balcon ? les yeux profitent des gradations de couleur du soleil couchant embrasant le front de mer. Il est 18 h 30, l?heure de siroter l?apéritif. La Marina, restaurant et bar qui ouvrira ses portes lundi à Port-Louis, est équipée pour cette partie de plaisir. Dans une ambiance où tout rappelle la mer tendance chic, le bar en bois sombre est prêt à servir des cocktails capiteux. Swimming Pool, Imperial Fizz, Chocolate Monkey?autant d?expériences gustatives à essayer avec modération à Rs 130.
Couleurs en contraste
Pour se rincer l??il, des mosaïques de Charlotte Koenig ont été posées au mur. Le mélange des couleurs contraste agréablement avec le beige neutre des murs imaginé par l?architecte Caroline Wiéhé. Ceux qui préfèrent enchaîner les sensations trouveront leur bonheur dans les nombreux shooters mis à leur disposition à Rs 100. La nouvelle enseigne est gérée par Albert Leisure Ltd. Dirigée par Charles Li, cette société chapeaute également les opérations de Black Steers.
Le tour du propriétaire est loin d?être terminé. La Marina occupe deux niveaux et marie quatre espaces de détente et de fête. Le bar, baptisé Le Fahrenheit, est au rez-de-chaussée. Une fois que l?atmosphère et le palais sont réchauffés, il est temps de jeter l?ancre au restaurant L?Amiral, qui peut accommoder 160 couverts. Sa passerelle garnie de cordages, d?ananas et d?anthuriums nous guide vers la carte de «cuisine fusion» élaborée par Patrick Vitry, chef français ayant fait ses preuves derrière les fourneaux du Domaine Les Pailles.
Wantan de rougaille de crevettes, gratin d?arouille aux fruits de mer, les entrées varient entre Rs 90 et Rs 380. Les papilles mises en appétit peuvent dès lors s?attaquer à la carte des poissons, qui propose des plats entre Rs 190 et Rs 800. «Au départ, on m?avait commandé un menu méditerranéen, mais quand on a la chance d?avoir une culture métissée, pourquoi se priver du plaisir de mélanger les bonnes choses», explique Patrick Vitry entre deux directives aux serveurs. «Ramenez plus de brochettes, accélérez le passage des plats», le responsable de la mise en place a le souci du détail. Rien ne lui échappe : ni la serviette mal pliée, ni la paille qui manque dans un cocktail.
Volailles, osso bucco, cerf de Java ou plats végétariens seront exécutés par l?équipe de douze personnes qui épaulent le chef Bruno Jupin en cuisine. Lui aussi est un ancien du Domaine Les Pailles. À l?heure du service, ses gestes précis et la sueur qui perle à son front signalent qu?il ne faut pas déranger sa concentration.
Le message est clair, pas d?invasion de son espace. Il est temps de retrouver le nouvel espace branché de la capitale ? meublé de sofa à rayures et de tabourets jaune poussin ? pour digérer les trouvailles qui figurent sur la carte.
Publicité
Publicité
Les plus récents