Publicité
La pollution de l?air accroîtraitle risque de cancer du poumon
Par
Partager cet article
La pollution de l?air accroîtraitle risque de cancer du poumon
Selon une étude norvégienne concernant des hommes quadragénaires, le risque est accru de manière significative par la pollution provoquée par la circulation automobile. C?est ce qui a paru le jeudi 4 décembre dans le mensuel britannique spécialisé Thorax. Cette information prend un relief particulier en France, où 2003 a été une année record pour les pics de pollution de l?air.
L?étude indique que sur 16 209 hommes de 40 à 49 ans résidant à Oslo et suivis de 1972 à 1998, 418 ont développé un cancer du poumon. En tenant compte de leur âge, de leur comportement de fumeur (ou de non-fumeur) et de leur niveau socio-économique, l?étude relève que le risque de cancer du poumon est accru de « manière significative » pour les hommes exposés, entre 1974 et 1978, à une plus forte concentration en oxyde d?azote dans l?air ambiant.
Le risque de cancer du poumon augmentait de 8 % pour une hausse de 10 microgrammes par mètre cube de la concentration en oxyde d?azote. Il s?accroissait de 1 % pour la même augmentation de la concentration de dioxyde de soufre dans l?air ambiant dans certains quartiers où vivaient et travaillaient ces Norvégiens.
Pour le Dr Per Nafstad et les autres auteurs de l?étude, les concentrations constatées d?oxydes d?azote et de soufre doivent être considérées comme des « indicateurs de la pollution de l?air » en zone urbaine. Il est « peu vraisemblable », disent-ils, qu?aux concentrations mesurées, ces oxydes soient « par eux-mêmes la cause de cancers ».
Particules cancérigènes</B>
Cependant, la circulation automobile étant alors la principale source d?émission d?oxyde d?azote à Oslo, et le chauffage la principale source d?émission d?oxyde de soufre, il apparaît selon les auteurs que les niveaux constatés d?oxyde d?azote peuvent servir d?indicateur de la présence de particules et d?autres polluants cancérigènes dans l?air. L?étude montrerait ainsi, selon ses auteurs, que la pollution entraînée par la circulation automobile accroît le risque de cancer du poumon.
« L?association entre cancer et pollution atmosphérique était un peu plus faible pour les gros fumeurs que pour les anciens fumeurs et petits fumeurs », notent encore les auteurs. Ils estiment que le risque supplémentaire lié à la pollution avait vraisemblablement moins d?impact sur le risque déjà élevé de cancer du poumon parmi les gros fumeurs.
Fumer entraîne un risque de cancer du poumon nettement plus élevé que la pollution, insistent-ils. Mais les différences d?incidence du cancer du poumon entre zones rurales et urbaines en Norvège ne peuvent s?expliquer uniquement par des différences d?exposition à la fumée du tabac.
2003 Le Monde ? AFP
Distribué par The New York Times Syndicate
Publicité
Publicité
Les plus récents