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La tarification des SMS remise en question
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La tarification des SMS remise en question
À vos téléphones portables ! Vous pouvez recommencer à envoyer des SMS en France ou en Angleterre. Mais leur tarification empêche toutefois les deux opérateurs de téléphonie mobile de conclure des accords avec des partenaires étrangers pour l?acheminement des SMS sur tous les réseaux.
Cellplus a avant tout réussi à débloquer la situation en France et en Angleterre, grâce aux relations privilégiées qu?entretient le groupe Mauritius Telecom avec Orange, détenteur de 40 % de ses actions.
« Les relations ont joué », affirme Charles Gueret, directeur commercial de Cellplus. Mais elles n?ont joué que pour Orange car l?envoi ou la réception des SMS transitant par d?autres réseaux en France ou en Angleterre est toujours impossible.
Ouverture impossible
« Les opérateurs étrangers sont libres de recevoir ou de rejeter les SMS en direction ou provenant de Maurice », explique Charles Gueret. Cellplus a bien tenté de mettre en place des accords avec les opérateurs européens et indiens, mais les tentatives ont échoué. Cellplus leur a même proposé la solution bill and keep. L?opérateur qui achemine le SMS à partir de son réseau local ne reverse aucune partie de la facture à l?opérateur étranger et vice-versa. Mais les opérateurs étrangers ont rejeté cette offre. Le motif est économique : le volume de SMS en direction et en provenance de Maurice est trop faible pour que cette solution soit rentable.
Reste alors la solution des accords de reversements, mais là, la note devient salée pour le client mauricien. Un accord de reversement passé avec un opérateur étranger signifierait une augmentation drastique du prix des SMS. Ainsi, avec de tels accords, le prix d?un message en direction du vieux continent passerait à Re 1,80 soit le triple du prix actuel.
« Cela rend l?ouverture du trafic des SMS vers tous les opérateurs européens impossible pour le moment », explique Charles Gueret. Mais le directeur commercial de Cellplus entend faire évoluer la situation. Pour cela, il réclame la mise en place de tarifications différentes pour les SMS locaux à service ajouté et vers l?étranger. La surtaxe sur les SMS vers l?étranger permettra aux opérateurs locaux de signer des accords de reversement avec les opérateurs étrangers. L?Information and Communication Technologies Authority devrait recevoir une demande dans ce sens bientôt.
En attendant la mise en place d?une nouvelle tarification et d?accords de reversements, Cellplus contourne le problème des opérateurs étrangers récalcitrants grâce à l?internet. Le portail Internet de Cellplus permet aux étrangers d?envoyer des SMS à Maurice au prix d?un SMS local à Maurice, soit 60 sous, un tarif très intéressant quand on sait que l?envoi d?un SMS coûte plus de Rs 4 dans certains cas en Europe. « Cela nous permet de faire passer les SMS même dans les pays où nous sommes bloqués », se félicite Charles Gueret. Il soutient d?ailleurs que le segment SMS vers l?étranger n?est pas rentable, mais que son maintien répond plus à des besoins sociaux, comme la nécessité pour les étudiants mauriciens à l?étranger de disposer d?un moyen de communication pas cher, autre qu?Internet avec Maurice.
TÉLEX
-Princes Tuna reçoit la certification SA 8 000 de Social Accountability International. La conserverie de thon est la deuxième entreprise africaine à la recevoir et figure sur la petite liste des 250 entreprises mondiales à la détenir.
-Barclays récompense le premier gagnant de son plan « Money For Nothing ». La gagnante, Bidwantee Heerrooa, n?aura pas à rembourser son prêt de Rs 100 000 qu?elle a contracté auprès de la banque.
-L?Institute for Corporate Governance (ICG) veut faire mieux connaître la gouvernance d?entreprise. Le premier atelier de travail a été organisé jeudi dernier et sera suivi par d?autres séminaires. L?ICG accueillera chefs d?entreprise, cadres du secteur public, syndicalistes et représentants d?organisations non gouvernementales pour des débats autour de ce thème.
-La Small and Medium Industries Development Organisation étoffe sa Business Counselling and Facilitation Unit. En effet, Jim Pritchard, un consultant international de British Executive Services Overseas, sera à Maurice en février prochain pour former les chefs d?entreprise et rédiger un rapport sur la gestion des petites et moyennes entreprises.
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