Publicité
La joie de vivre du Goa Folk Dance Group
Par
Partager cet article
La joie de vivre du Goa Folk Dance Group
Le ministère des Arts et de la Culture, en collaboration avec le Haut, Commissaire de l?Inde, et le Indira Gandhi Centre for Indian Culture, à Phoenix, a présenté, mercredi dernier, à 20 heures, au centre de Phoenix un récital par le Goa Folk Dance Group. Spectacle qui s?insère dans le cadre des échanges culturels entre la République de Maurice et celle de l?Inde,
Il est rare qu?un groupe de danseurs ou de musiciens crée d?emblée une atmosphère telle, à entraîner l?assistance, réservée ou pas, sur une plage festive à souhait, chantant sans réserve, battant des mains selon le rythme imposé, riant à loisir, toute inhibition envolée. C?est le pari gagné dès les premiers accents d?un banjo endiablé, des premiers pas des danseurs, des premières paroles d?un phrasé que la mémoire saisit instantanément.
A le vivre, l?on découvre un Goa débordant de joie de vivre. Ce port de la côte de Malabar en Inde, déploie son âme, greffée de Portugais. Colonie, elle l?a été, jusqu?au début des années 60. Une musique pas tout à fait indienne, ni totalement portugaise. Ses danseuses et danseurs, aux jupes et foulards bariolés, plus portugais qu?indiens. Une identité élargie, heureuse de sa richesse.
Il y a, cependant, quelque chose du séga mauricien dans ces rythmes-là. Quelque chose aussi qui ramène en mémoire les musiques et les danses mozambicaines. Celles-là mêmes, traditionnelles et métissées, Estamos Juntus, (We are together), tissées de pas mozambicains, mauriciens, et indiens, dévoilées aux Mauriciens par les chorégraphes Rosa Domingos et Pérola Jaime le mercredi 29 octobre 2003 au théâtre Serge Constantin à Vacoas.
Que l?on ne s?en étonne pas. Comme l?île Maurice, venue de tous les coins du globe, les musiciens et chanteurs se sont ?intimisés? à cette terre mozambicaine. Comme le port de Goa. La passion d?un port, ne se décline-t-elle pas à bras ouverts ? Port-Louis, Goa. La troupe revient de Harare au Zimbabwe. Comme mercredi soir à Phoenix, elle a enflammé le Festival créole des Seychelles. Avec cette résonance dans la langue, du konkane, dit-on, à consonance marathi et portugaise.
Peut-on encore douter du soleil glorieux du métissage ? Ils sont huit, hommes et femmes, au long des danses folkloriques traditionnelles de Goa, heureux de traduire leur bonheur, heureux de donner du bonheur. Ils sont l?étendard d?une terre de fiesta, à la flamme toujours allumée. Qu?elle pagaie avec ses pêcheurs; qu?elle moissonne à ciel ouvert. Fière de ses multiples héritages.
Yayapayaya, allons chez la belle-famille; chilibilili pampampompom, chilibilili pampampompom. Faut-il vraiment d?un sens à ces onomatopées ? Ou, suffit-il, pour une heure, une heure seulement, comme dirait celui des Marquises, de se laisser gagner, sans fard, à cette heure festive ? Ainsi, jour après jour, Messias Pavaris et son groupe, distillent la fiesta où qu?ils soient.
Publicité
Publicité
Les plus récents