Publicité
BOI et BPML en Inde : la mission de toutes les attentes
Par
Partager cet article
BOI et BPML en Inde : la mission de toutes les attentes
Trouver des sociétés susceptibles de transférer une partie de leurs opérations à Maurice et relancer celles qui ont déjà exprimé l?intérêt de s?y installer. Tels sont les objectifs de la mission de promotion que le Board of Investments (BOI) et le Business Park of Mauritius Ltd (BPML) entament entre le 28 octobre et le 11 novembre en Inde.
Cette tournée les mènera à Chennai, Bangalore, Mumbai, Hyderabad et Delhi. Elle coïncide avec la participation mauricienne au Bangalore IT.com, la plus grande foire informatique d?Asie.
La capacité de la BOI et de BPML à attirer les firmes indiennes des technologies de l?information et des communications (Tic) déterminera le succès ou l?échec de la politique du gouvernement touchant aux Tic.
De grands noms figurent au carnet d?adresses des chasseurs d?investisseurs : Tata Consultancy Services, Pentasoft, Wipro, Satyam Computer Services, GE Capital et Hinduja Group, entre autres. Toutes ces firmes ont effectué des missions de prospection dans l?île ou annoncé des projets d?envergure.
Délocalisation
Ainsi, Pentasoft veut créer un parc informatique à Rose-Belle; Wipro veut délocaliser une partie de ses prestations de BPO (Business Processes outsourcing); Hinduja Group souhaite lancer des centres d?appels et des centres de sauvegarde des données informatiques (Disaster Recovery Centre) et des activités de BPO. GE Capital, le leader indien de BPO étudie un projet de création d?une unité d?externalisation des opérations financières des multinationales. Parmi les activités concernées : l?administration des fiches de paie (payrolls), la comptabilité, la gestion des comptes-clients).
Les autres firmes ciblées sont : Patni Computers, LNT Infotech, Cognizant, Heartland, Bhutel, ReilNet, Karox, First Ring, Mepples Technologies et Arambh Network.
Infosys, le géant indien de l?informatique, démarre sous peu son Disaster Recovery Centre à Rose-Hill. Cette semaine, un dirigeant de la firme sera à Maurice dans cette optique. Cette visite coïncide avec le lancement des procédures de recrutement du personnel technique de la filiale locale.
Le tandem BOI-BPML se focalise sur quatre secteurs d?activités : le développement de logiciels; le BPO; les opportunités de sauvegarde des données; les prestations de formation en technologie informatique. Cette démarche est conforme à la stratégie du gouvernement de promouvoir les activités informatiques relativement de bas de gamme (centres d?appels) et les services à forte valeur ajoutée comme le développement de logiciels; les ITES (Information technology-enabled services).
Les deux institutions jouent gros. Le succès de la mission renforcera la crédibilité de la stratégie gouvernementale de faire des Tic l?un des moteurs de la croissance. L?axe Inde-Maurice, au c?ur de cette stratégie, est mis à rude épreuve. Il est temps que les firmes indiennes approchées antérieurement traduisent dans les faits leurs intérêts à s?implanter à Maurice.
La dernière mission d?envergure pour séduire les Indiens remonte à 2002. Malgré les grandes attentes, le BOI veut rester serein et confiant.
Des atouts certains</B>
?Le contexte a changé, explique Dev Chumroo, responsable de promotion au BOI. La cybertour d?Ebène sera bientôt livrée. Le cadre juridique des incitations sera en place. La libéralisation des télécommunications est désormais un fait avec des tarifs compétitifs. Et nous pouvons évaluer les ressources humaines que nécessiteront ces nouvelles activités.?
Maurice espère que ces développements vaincront les appréhensions exprimées par certaines firmes intéressées quant aux politiques, institutions, infrastructures et compétences nécessaires à un environnement propice aux investissements.
Le BOI adopte une autre approche : fini les Road Shows. Le marketing sera plus ciblé avec des rencontres one to one entre les responsables mauriciens et les entrepreneurs indiens identifiés au préalable. ?Nous rencontrerons les sociétés sur lesquelles nous avons enquêté. Nous nous assurons qu?elles correspondent au profil des activités que nous souhaitons implanter à Maurice. Nous discutons aussi avec les entreprises rencontrées auparavant.?
Publicité
Publicité
Les plus récents